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Maison connectée : aperçu des systèmes, des possibilités et des avantages

env. 22 minutes de lecture
Dans une cuisine moderne, un couple commande ensemble un système domotique à l'aide d'une tablette.

Quel système domotique convient à votre maison ? Quelles sont les normes de communication existantes ? Quelle infrastructure est nécessaire et comment équiper un bâtiment existant ? Nous vous fournissons les connaissances de base nécessaires et vous montrons les points à prendre en compte lors de la planification.

En un coup d'œil

  • Une maison connectée relie entre eux les systèmes domotiques, les appareils et les fonctions telles que le chauffage, l’éclairage ou les stores. Pour bénéficier d’une solution domotique flexible à long terme, vous devez choisir une norme de communication ouverte.
  • Les systèmes ouverts tels que KNX offrent une grande évolutivité et une indépendance vis-à-vis des fabricants. Les solutions propriétaires sont souvent plus faciles à mettre en œuvre, mais peuvent entraîner une dépendance accrue vis-à-vis de certains fournisseurs.
  • La conception d’une maison connectée doit s’adapter à vos besoins réels. Dans les constructions neuves, vous pouvez intégrer l’infrastructure nécessaire dès le début ; les bâtiments existants peuvent généralement s’équiper a posteriori grâce à des solutions sans fil.
  • La commande intelligente du chauffage, de la protection solaire, de l’éclairage et de la ventilation améliore le confort de vie tout en permettant de réduire la consommation d’énergie. Les données météorologiques et les capteurs permettent une régulation adaptée aux besoins.
  • L’intelligence artificielle moderne peut optimiser de manière autonome les systèmes domotiques, prendre en compte le comportement des utilisatrices et des utilisateurs et réduire encore davantage la consommation d’énergie. C’est notamment dans la gestion de l’énergie et la régulation du chauffage que de nouvelles possibilités d’efficacité apparaissent.

Qu’est-ce qu’une maison connectée ?

Pour vivre dans une maison connectée, il faut utiliser des appareils et des installations interconnectés électroniquement. La diversité des normes de communication constitue alors un véritable défi. Même les spécialistes ont du mal à s’y retrouver parmi l’offre pléthorique de solutions domotiques. Cela s’explique par la multitude de fabricants d’appareils qui proposent leurs propres normes dites « propriétaires » pour leurs produits. Sans connaissances de base, il est impossible de faire un choix pérenne. Pour les utilisatrices et les utilisateurs, la première leçon à retenir est la suivante : ne pas confondre les normes de communication avec les supports de transmission ou les systèmes. En effet, de nombreux systèmes utilisent les mêmes normes. Vous devez donc opter, dans la mesure du possible, pour une norme ouverte garantissant une compatibilité étendue et indépendante des fabricants.

Un plan directeur pour la maison connectée apporte des repères

Dans tous les cas, il est judicieux d’élaborer un « plan directeur » dans lequel les normes, les voies de transmission et les systèmes sont associés aux fonctions commandées. En effet, une maison ne peut ni « réfléchir par elle-même », comme le dit un slogan publicitaire, ni être intelligente. La maison se contente de réagir à des commandes. L’unité centrale transmet ces commandes sous forme de signaux aux appareils connectés. Les capteurs transmettent des données à l’unité centrale. Cet échange doit fonctionner correctement. C’est pourquoi la norme de communication revêt une importance capitale (tableau ci-dessous).

Les voies de transmission dépendent de l’état du bâtiment : dans les constructions neuves, on dispose généralement de nouvelles lignes de communication que l’on peut poser lors du gros œuvre. Les installateurs réalisent le câblage à l’aide de fibres optiques, qui permettent une transmission de données selon la norme KNX. Dans les maisons plus anciennes, les installateurs devraient privilégier la communication sans fil et s’appuyer sur les normes Wi-Fi et Bluetooth. Pour rendre les bâtiments existants « intelligents », les normes Powerline et Digitalstrom, qui permettent la transmission de données via le réseau électrique, sont particulièrement adaptées.

La domotique sans application

La multitude d’offres en ligne fait oublier que de nombreux appareils domestiques et de bureau fonctionnent très bien sans connexion à Internet. Un exemple typique est la transmission automatique de la puissance d’une plaque de cuisson à la hotte aspirante, afin que le débit d’air corresponde à l’activité de cuisson réelle. Les appareils de cuisine d’un grand fabricant peuvent se connecter en réseau et l’utilisatrice peut consulter leur état sur l’écran du four. Cela ne nécessite ni application ni connexion Internet. La commande automatique de l’arrosage du jardin, utilisée depuis des décennies, ne nécessite pas d’Internet.

Bon nombre de ces fonctions ne deviennent véritablement « intelligentes » qu’en combinaison avec une application « maison connectée ».

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Systèmes domotiques et normes de communication

La recommandation d’acheter, dans la mesure du possible, tous les appareils ménagers connectés auprès d’un seul fabricant permet certes une communication optimale entre ceux-ci. Elle restreint toutefois considérablement le choix et lie les clientes et les clients au fabricant concerné. C’est aussi pour cette raison que des associations tentent, à un niveau supérieur, d’établir des normes uniformes pour l’industrie des appareils électroménagers. La norme de communication choisie est largement indépendante du mode de transmission : la mise en réseau devrait fonctionner aussi bien par ondes radio que par câble en cuivre (« câble téléphonique ») ou par courant porteur en ligne (« courant porteur en ligne »).

La norme DLNA est très répandue

Mais à l’instar des applications électroniques elles-mêmes, les efforts de normalisation ont souvent une durée de vie limitée. Jusqu’à récemment, la norme DLNA (Digital Living Network Alliance) constituait une avancée majeure. Bien que certains fabricants s’en soient détournés, un organisme externe gère aujourd’hui la certification réseau. Un logo DLNA apposé sur un appareil indique donc toujours que le matériel concerné est capable de communiquer avec d’autres appareils. Ce sont surtout les appareils connectés destinés au divertissement et au bureau, tels que les téléviseurs, les imprimantes, les PC et les téléphones multifonctions, qui peuvent ainsi être mis en réseau et permettre la diffusion en continu en interne. Une autre particularité de la mise en réseau DLNA réside dans le fait que l’ordinateur ne sert plus nécessairement de centrale : les téléviseurs, tablettes ou smartphones peuvent également assumer cette fonction. L’avantage : la diffusion en continu consomme nettement moins d’électricité que via un ordinateur. La plateforme dlna.org propose en outre une recherche ciblée d’appareils compatibles avec cette norme de communication.

Toutes les normes ne permettent pas la mise en réseau

Si vous souhaitez utiliser de manière intelligente d’autres appareils de la cuisine ou de la maison connectée et les mettre en réseau entre eux, vous devez encore faire preuve de patience pour le moment. Pour la plupart des segments de produits, il existe une multitude de normes propriétaires. On ne sait pas encore clairement sur quelles solutions les fabricants s’accorderont à long terme.

KNX, une norme de communication ouverte

Pour interconnecter les installations techniques du bâtiment telles que la protection solaire, le système de ventilation ou le chauffage, les conceptrices et les concepteurs ainsi que les fournisseuses et les fournisseurs s’appuient sur la norme de communication ouverte KNX. Près de 400 fabricants soutiennent aujourd’hui KNX. L’avantage de la norme KNX réside dans sa flexibilité : les planificatrices et planificateurs peuvent la mettre en œuvre par radio (KNX RF), via le réseau électrique (KNX PL), par câble ou via des lignes en cuivre (KNX TP - paire torsadée).

L’embarras du choix

Cette approche pragmatique présente de réels avantages. Si vous souhaitez simplement mettre en réseau ou commander à distance des fonctions ou des appareils isolés, vous vous en sortez généralement bien avec la norme propriétaire d’un fabricant. Les planificatrices et planificateurs peuvent certes réaliser une mise en réseau complète à l’aide de solutions de communication de niveau supérieur ou de passerelles. Pour les maisons individuelles, cet effort est toutefois souvent disproportionné. Pour l’instant, un parc d’appareils connectés devrait donc rester la norme, communiquant au sein de différents « îlots de communication », c’est-à-dire des zones dotées d’une norme uniforme.

Concevoir une maison connectée : quel niveau de connectivité votre maison a-t-elle besoin ?

L’automatisation facilite la vie quotidienne et offre de nombreuses fonctionnalités utiles. Mais jusqu’à quel point une maison doit-elle être équipée de technologies intelligentes ? Si bon nombre de ces fonctionnalités améliorent le confort, vous devez néanmoins bien réfléchir à celles qui vous sont réellement utiles.

Si vous passez votre temps à côté de vos appareils ménagers et de vos équipements domotiques, vous n’avez pas besoin de fonctions « maison intelligente ». Ce besoin se fait surtout sentir lorsque vous devez commander les appareils à un moment « inopportun », qu’ils se trouvent loin de vous ou qu’ils dépendent d’un événement précis , par exemple lorsque l’éclairage extérieur doit s’allumer automatiquement à la tombée de la nuit. Les fonctions de maison connectée permettent de contrôler les appareils indépendamment du moment et du lieu (tableau). Il existe depuis de nombreuses années des solutions éprouvées pour ce type de tâches. Le chauffage d’une maison de vacances en est un exemple typique : la commande à distance par téléphone y est la norme depuis plus de 20 ans.

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Maison connectée : domaines d’application dans l’habitat

Décalage horaire

Loin de chez soi

Lien avec une condition

par ex. absence

par exemple, maison de vacances

Si ceci alors cela (IFTTT)

Vous pouvez le réaliser avec une minuterie

Vous pouvez le réaliser via une connexion téléphonique

Vous pouvez également le réaliser avec une commande d’appareil

Exemple : la pompe à chaleur se met en marche à 11 heures lorsqu’il y a beaucoup d’énergie solaire disponible.

Exemple : allumer la pompe à chaleur à distance depuis le bureau (smartphone ou PC)

Exemple : vous ne devez mettre en marche la pompe à chaleur que lorsque la température des pièces d’habitation est inférieure à 21 °C.

La maison connectée vous permet de commander ces fonctions individuellement ou en combinaison.

Des fonctionnalités « maison connectée » adaptées à vos besoins

Le niveau de numérisation dans la gestion d’une maison dépend avant tout des besoins individuels des occupantes et des occupants. Aucune norme n’impose les fonctionnalités « maison connectée » dont une maison doit disposer.

Éclairage, protection solaire, chauffage, multimédia, sécurité, cuisine, salle de bains, salon et jardin : presque tous les espaces d’une maison peuvent être connectés et vous devez les prendre en compte lors de la conception. Pour prendre la bonne décision, vous devez d’abord analyser vos besoins personnels.

Pour simplifier, les fonctions domotiques peuvent être classées en trois groupes :

  • Les fonctions de base : commande du chauffage via smartphone ou PC (marche/arrêt), réglage de la puissance et notification en cas de panne ; marche/arrêt des chauffe-eau électriques ou à pompe à chaleur ; fonctions d’alarme sur smartphone avec contacts d’ouverture de fenêtres et de portes, éclairage d’urgence et alarme sonore.
  • Les options : allumage/extinction de l’éclairage avec ou sans scénarios ; stores en fonction de la température ambiante ; mise en marche du lave-linge et du lave-vaisselle ; notification « colis » dans la boîte à colis ; mise en marche du sauna ; suivi de la production photovoltaïque, notification en cas de défauts des modules.
  • Haut de gamme : intégration de données externes pour les fonctions de maison connectée (par exemple, prévisions météorologiques pour la régulation du chauffage et de la production d’eau chaude) ; surveillance de la sécurité autour de la maison avec caméra et transmission sur smartphone ou PC ; mise en marche/arrêt des appareils de cuisine.

Dès que plusieurs appareils communiquent entre eux au sein de la maison connectée, il est recommandé de les relier à une plateforme en ligne. Vous pouvez soit utiliser l’offre d’un fabricant de composants, soit mettre en place votre propre plateforme.

Dans une construction neuve, l’intégration d’éléments de maison connectée est particulièrement simple. Le choix des technologies réseau est toutefois suffisamment large pour permettre de connecter intelligemment, a posteriori, des maisons et des appartements existants.

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Équiper votre maison d’un système domotique : câbles, connexion sans fil et planification

Lors de la rénovation complète d’un bâtiment, vous pouvez , en plus du câblage électrique classique, mettre en place un réseau de câbles très ramifié afin d’intégrer tous les capteurs et actionneurs nécessaires. Vous pouvez donc transformer votre logement en « maison connectée » grâce à une technologie peu coûteuse. Les capteurs et actionneurs permettant l’ouverture automatique des fenêtres et le contrôle du système de chauffage peuvent souvent être installés par les propriétaires eux-mêmes, à condition qu’ils disposent de connaissances techniques de base.

Technologie sans fil modulaire

Divers systèmes ont fait leurs preuves pour l’équipement a posteriori des bâtiments et se distinguent des systèmes câblés en ce qu’ils utilisent également la technologie sans fil pour la transmission des données. Celle-ci n’émet toutefois pas en permanence ; la transmission n’a lieu que lorsque le capteur envoie des impulsions à l’actionneur par radio, par exemple lors de l’actionnement d’un interrupteur d’éclairage. La plupart des systèmes sans fil sont modulaires et peuvent s’adapter aux besoins des utilisatrices et des utilisateurs, même dans un bâtiment ancien.

Conception et assistance

Les fabricants d’éléments pour la maison connectée ne constituent des conseillers fiables que dans le cadre de leur gamme de produits. Mais dans ce domaine, ils sont pratiquement irremplaçables. Si vous avez des questions sur l’étendue d’une solution domotique, n’hésitez pas à faire appel à un conseil indépendant. Vous trouverez également quelques sites de conseils à ce sujet sur Internet. Lors de la planification d’une installation domotique, vous pouvez également faire appel à des spécialistes. Ces spécialistes vous accompagnent lors des entretiens avec votre installateur ou votre architecte et contrôlent l’installation lors de la mise en service et de la programmation.

Installer soi-même les systèmes ou faire appel à un professionnel ?

Avec un peu d’habileté et de savoir-faire, vous pouvez installer vous-même des systèmes simples. Les spécialistes doivent planifier et installer les systèmes câblés ou les solutions sans fil complexes.

Composants standardisés recommandés

Qu’il s’agisse d’une nouvelle construction ou d’une rénovation, les systèmes domotiques ne sont pas toujours compatibles entre eux. Il est donc d’autant plus judicieux d’opter pour des modules évolutifs et des composants standardisés, pour lesquels différents fournisseurs entrent en ligne de compte.

Les fournisseurs qui adaptent le réseau électrique existant à la transmission de données électroniques adoptent une approche pragmatique. La technologie « Courant porteur en ligne » en est un exemple : à l’aide d’un adaptateur, chaque prise électrique devient un port de données utilisable pour les appareils équipés d’un concentrateur ethernet.

La maison connectée dans un appartement en location

Même en tant que locataire, vous pouvez transformer votre appartement en maison connectée afin de bénéficier d’un confort accru ou de réduire vos dépenses énergétiques. Il convient toutefois de respecter certains principes fondamentaux. Le professeur Andrew Paice dirige l’iHomeLab, un centre de recherche dédié à l’intelligence des bâtiments à la Haute école de Lucerne. Selon lui, il faut distinguer les solutions de maison connectée qui nécessitent des travaux de construction de celles qui communiquent par radio ou Wi-Fi et que l’on peut installer sans intervention sur la structure du logement.

Si vous apportez des modifications structurelles à votre logement pour votre maison connectée, vous devez impérativement en discuter au préalable avec le bailleur et obtenir son accord. En effet, ces installations entraînent généralement des coûts, et il convient de déterminer qui les prend en charge. Si vous payez les installations, vous devrez, au moment de votre départ, négocier avec la nouvelle locataire ou le nouveau locataire pour savoir si elle ou il acceptera de prendre en charge une partie des frais. Cette question ne se pose pas si vous optez pour des solutions basées sur la radio ou le Wi-Fi, qui se prêtent également bien à une installation a posteriori dans des bâtiments existants. En effet, lorsque vous déménagez dans un autre appartement, il vous suffit d’emporter les appareils avec vous et de les installer dans votre nouveau logement.

La rénovation : le moment idéal pour les propriétaires

Pour les propriétaires, la rénovation prochaine d’un bien immobilier est le moment idéal pour envisager de transformer leurs logements locatifs en « maisons intelligentes ». En effet, une rénovation est l’occasion rêvée de planifier la maison intelligente comme un concept global et de poser d’emblée les câbles nécessaires. Cela présente des avantages par rapport à une approche progressive.

Le « brancher et utiliser » n’en est qu’à ses débuts

Le terme « maison intelligente » est omniprésent. Pourtant, son développement progresse plus lentement qu’on ne l’avait initialement prévu. Outre la diversité des normes, cela s’explique par une installation souvent complexe, qui nécessite un certain niveau de connaissances techniques. La situation devrait se simplifier lorsque les appareils n’auront plus qu’à être branchés et fonctionneront sans installation compliquée. Le mot-clé ici est « brancher et utiliser ».

De quelle infrastructure avez-vous besoin pour une maison connectée ?

L’alimentation électrique s’étend jusqu’aux moindres recoins de nos maisons ; il n’y a pas une seule pièce qui ne soit équipée d’un interrupteur ou d’une prise électrique. L’infrastructure informatique n’en est pas encore là. Bien que la communication via un réseau, qu’il soit filaire ou sans fil, soit devenue la norme, les utilisatrices et les utilisateurs doivent renoncer à la diversité de l’infrastructure. Pendant un siècle, le téléphone a fonctionné grâce au câble en cuivre, la télévision reçoit ses signaux via le câble coaxial et la « commande réseau » de l’EW pour le chauffe-eau passe par le réseau électrique classique. Dans de nombreuses communes, le message partiellement adressé circule déjà aujourd’hui via le réseau de fibre optique vers les appartements et les maisons, où il parvient aux appareils via le réseau interne. Le protocole Internet, le « langage » commun des appareils et des technologies, rend cela possible.

Interface entre l’extérieur et l’intérieur

Le point de jonction entre le réseau de communication externe et interne se trouve généralement dans le coffret de dérivation de l’appartement. Souvent, ce coffret est combiné avec le coffret à fusibles de l’alimentation 230 volts (à gauche l’électricité, à droite la communication, ou inversement). C’est dans ce coffret que se termine le réseau haut débit avec les fibres optiques de Swisscom ou d’une compagnie d’électricité locale. C’est pourquoi il faut des convertisseurs qui transforment les signaux optiques du monde de la fibre optique en impulsions électriques destinées aux terminaux des téléviseurs, ordinateurs et téléphones. Les électriciennes et les électriciens appellent ces convertisseurs « OTO » (Optical Telecommunication Outlet). À partir de ce centre, on câble l’appartement ou la maison en étoile. Les câbles en cuivre aboutissent soit dans des appareils, soit dans une station sans fil qui, en tant qu’amplificateur de signal, assure un « pont » sans fil vers l’ordinateur portable.

Les câbles 230 volts et le réseau de communication présentent certes une structure similaire, mais on ne doit pas les acheminer dans le même conduit d’installation. Les spécialistes recommandent des conduits d’installation d’un diamètre d’au moins 25 mm. Pour les grandes pièces, il convient même de poser deux conduits afin de disposer d’une réserve suffisante. En effet, les coûts ne dépendent guère de la taille du conduit, mais une mise à niveau ultérieure s’avère coûteuse.

Plus d’autonomie grâce à un réseau domestique privé

L’objectif doit être de disposer d’une infrastructure de télécommunications « ouverte » afin d’être indépendant à long terme des différents fournisseurs. C’est possible grâce au réseau public de fibre optique et à un réseau domestique privé : le propriétaire choisit lui-même son fournisseur d’accès et l’utilise comme un simple « transporteur ». L’entreprise locale d’électricité ou Swisscom (ou les deux ensemble) installent la ligne jusqu’au domicile ; le fournisseur d’accès utilise cette ligne et paie pour cela une redevance qu’il vous facture. Seule Swisscom propose les deux : des services réseau en tant que fournisseur d’accès et le réseau en tant qu’infrastructure.

Quels avantages vous offre une maison connectée ?

Quand vous partez en vacances, vous vivez souvent un moment d’inquiétude : avez-vous vraiment éteint les appareils à la maison ? Si vous disposez des droits d’accès nécessaires via votre smartphone ou votre tablette, vous pouvez avoir l’esprit tranquille. D’un simple glissement de doigt, vous activez le mode « Absent », réduisez la température du chauffage, fermez les fenêtres, éteignez les lumières et activez le système d’alarme. Mais ce n’est pas tout : pendant que vous profitez de vos vacances en toute sérénité, les mouvements des volets roulants et les changements d’éclairage dans la maison simulent votre présence.

D’autres scénarios similaires sont envisageables : en cas de visite indésirable, une caméra enregistre les mouvements et les transmet à vous ou directement à une société de télésurveillance. En cas de dégagement de fumée, un détecteur de fumée émet non seulement un signal visuel ou sonore, mais déclenche également un appel d’urgence. Et dans le jardin, le système d’arrosage s’active si la station météo intégrée prévoit une chaleur estivale.

Les appareils échangent des informations

Le concept de la maison intelligente consiste à mettre en réseau les appareils et les systèmes et à les commander de manière centralisée. Grâce à la mise en réseau de différentes installations et des différents corps de métier via des câbles, des lignes à courant fort et des liaisons radio, les appareils peuvent échanger des informations.

Chaque installation de chauffage est préprogrammée. La commande électronique veille à ce que la température ambiante s’adapte automatiquement au mode jour ou nuit. Grâce à l’ajout d’un système domotique comprenant des capteurs, des actionneurs et des câbles de données, vous pouvez toutefois programmer bien plus encore : vous pouvez par exemple installer des sondes d’ambiance qui signalent la présence de personnes au système de chauffage, ce qui amène celui-ci à réduire sa puissance. Ou encore, un capteur de contact électronique détecte les fenêtres ouvertes : le système de chauffage réduit alors automatiquement son fonctionnement. Dans les deux cas, la production de chaleur est réduite, ce qui permet d’économiser de l’énergie.

Protection solaire flexible et commande adaptée aux besoins

Le chauffage intelligent n’est pas le seul à favoriser l’efficacité énergétique. La protection solaire y contribue également lorsqu’elle est correctement connectée. Si vous reliez les stores à une station météo, ils s’ouvrent et se ferment en fonction de l’ensoleillement et de la température ambiante. Ainsi, les habitantes et les habitants absentes et absents pendant la journée ne retrouvent pas le soir un appartement désagréablement surchauffé. En hiver, ce système automatique veille en outre à ce que le chauffage soit réduit si nécessaire.

La domotique peut notamment inclure la gestion du chauffage, de l’éclairage, de la ventilation et de la climatisation en fonction des besoins et des horaires, ainsi que la surveillance. Outre les économies d’énergie, les occupantes et les occupants bénéficient également d’un confort accru. Un « dialogue intelligent » peut s’établir entre les différents systèmes :

  • la ventilation peut être régulée en fonction de l’heure ou des besoins de confort, par exemple en cas de taux de CO₂ trop élevé ou d’air trop humide.
  • Des détecteurs de mouvement installés dans la cave ou dans les couloirs allument et éteignent la lumière en fonction des besoins. Un interrupteur central permet d’éteindre toutes les lumières de la maison d’une simple pression sur un bouton.
  • Collecte et affichage des données de consommation d’énergie telles que le chauffage, l’électricité, l’eau et le gaz.

Compteurs intelligents et régulation intelligente du chauffage

Le compteur intelligent, qui remplace le compteur d’électricité conventionnel, va encore plus loin. Cet appareil enregistre les données énergétiques par voie électronique et peut, si nécessaire, les présenter sous forme de graphiques clairs et lisibles. Dans les projets immobiliers innovants, ces affichages servent désormais d’incitation à l’économie d’énergie pour les occupantes et les occupants, en permettant des comparaisons anonymes entre voisines et voisins. Le niveau croissant d’automatisation et de numérisation contribue ainsi à réduire la consommation d’énergie dans le secteur résidentiel.

Les systèmes de régulation de chauffage conventionnels calculent la puissance de chauffage nécessaire en fonction de la température extérieure actuelle. Cette approche n’est pas optimale pour deux raisons : d’une part, la structure du bâtiment réagit avec un certain retard aux changements apportés au chauffage et aux conditions météorologiques. D’autre part, la température extérieure ne suffit pas à elle seule à déterminer la puissance de chauffage requise. «Il est évident qu’une température extérieure de cinq degrés, avec ou sans vent, soleil ou pluie, impose des exigences totalement différentes en matière de puissance de chauffage», explique Antoine Eddé, ingénieur de l’ETH. Les systèmes de régulation de chauffage modernes prennent donc également en compte les prévisions météorologiques. Ainsi, l’installation de chauffage sait au moins une demi-journée à l’avance comment elle doit réagir à un éclaircissement prévu ou à un front d’air froid.

Potentiel d’économies grâce aux données météorologiques

Il existe différents systèmes de prévision qui ont un point commun : ils fonctionnent simplement, sont conviviaux et réduisent la consommation d’énergie grâce à des processus optimisés. Pour ce faire, ils prennent en compte les conditions météorologiques actuelles et prévues, ainsi que les caractéristiques du bâtiment telles que le bilan énergétique, l’orientation ou l’ombrage, et les valeurs mesurées à l’intérieur du bâtiment. Le système de régulation du chauffage remplace alors la sonde extérieure par un récepteur qui transmet au chauffage des valeurs de température extérieure simulées. Parallèlement, de petits capteurs sans fil enregistrent les données à l’intérieur du logement et sont mis à jour une fois par jour. La température intérieure reste ainsi constante malgré les changements météorologiques rapides. Selon les indications du fabricant, cela permet d’économiser en moyenne jusqu’à 15 % d’énergie.

Fonctionnement connecté et intuitif

D’autres systèmes proposent, outre la prise en compte des données météorologiques, une régulation à la fois sophistiquée et simple de la production de chaleur. Le système amène pour ainsi dire l’interface utilisateur et donc aussi la compréhension du confort et de l’énergie dans le salon. Vous pouvez commander la régulation depuis n’importe quel endroit couvert par le réseau mobile ou connecté à Internet. Parallèlement, la commande intégrée de différents systèmes tels que les capteurs solaires, les chaudières ou autres chauffe-eau permet un fonctionnement optimisé qui tient compte du confort, de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables.

L’intelligence artificielle dans la maison connectée

Les applications domotiques permettent d’automatiser et de commander de manière décentralisée le chauffage, les stores, l’éclairage, etc. Un système de commande basé sur l’intelligence artificielle va encore plus loin. Grâce à l’IA, les installations techniques de la maison sont censées optimiser leur fonctionnement de manière autonome. Le logement n’est alors pas seulement « intelligent », mais aussi capable d’apprendre.

Les régulateurs classiques fonctionnent selon le principe « si… alors ». Le chauffage, par exemple, s’active lorsque la température ambiante descend en dessous de la valeur de consigne définie. Avec une commande par IA, en revanche, le système n’exécute pas de fonctions « si… alors » programmées pour atteindre la valeur de consigne. L’algorithme du système de commande par IA est censé trouver lui-même la meilleure solution grâce à l’apprentissage automatique. Cela permet d’obtenir des résultats plus précis et un fonctionnement plus économe.

Économiser de l’énergie en tout confort

Pour apprendre, la commande IA a besoin, outre d’un algorithme adapté, de données pertinentes. Dans le cas du chauffage, il s’agit de données relatives au bâtiment, au climat ainsi qu’au comportement des utilisatrices et des utilisateurs. Ce dernier aspect est important, car il a une grande influence sur la consommation d’énergie. Les régulateurs traditionnels ne tiennent toutefois pas compte des utilisatrices et des utilisateurs et de leurs besoins. Or, lorsque vous réglez vous-même le chauffage ou d’autres équipements techniques, vous privilégiez souvent votre confort au détriment d’un comportement économe en énergie, ou agissez simplement par habitude. De ce fait, même dans des maisons en réalité très efficaces sur le plan énergétique, vous consommez plus d’énergie que nécessaire.

Grâce à l’intelligence artificielle, le système satisfait les besoins des occupantes et des occupants tout en utilisant l’énergie de la manière la plus efficace possible. Le confort reste le même, voire s’améliore. Ainsi, la température ambiante reste par exemple constamment agréable sans que les occupantes et les occupants aient à intervenir. Parallèlement, le chauffage fonctionne de manière plus économe en énergie.

Mieux gérer les changements grâce à l’IA

Les systèmes d’IA capables d’apprendre déterminent en permanence le mode de fonctionnement optimal du moment et réagissent de manière autonome aux changements. Il peut s’agir d’un changement de temps, d’une modification de l’utilisation ou des exigences de confort, ainsi que d’ajustements apportés au bâtiment et aux installations techniques elles-mêmes.

De plus, l’intelligence artificielle peut réguler de manière anticipée et, par exemple, chauffer les pièces en fonction des prévisions météorologiques et du comportement attendu des occupantes et des occupants. Ainsi, lors d’une soirée d’hiver fraîche après une journée nuageuse, le chauffage se met en marche plus tôt et chauffe les pièces de la manière la plus efficace possible plutôt que la plus rapide. Cela permet d’économiser de l’énergie. Et dans tous les cas, le salon est agréablement chaud lorsque les occupantes et les occupants rentrent chez eux.

Apprentissage automatique : les systèmes d’IA reconnaissent des schémas

D’ailleurs, les systèmes de régulation traditionnels peuvent eux aussi fonctionner de manière très précise et efficace. Pour cela, les techniciennes et techniciens doivent toutefois les programmer de manière très complexe et spécifique à chaque bâtiment et à son utilisation. C’est un processus long et coûteux.

L’intelligence artificielle peut collecter et traiter de grandes quantités de données beaucoup plus rapidement et souvent avec plus de précision qu’un être humain. Comme le système de contrôle par IA s’optimise en permanence de lui-même, personne n’a besoin de le reprogrammer manuellement lorsque les conditions changent. Ainsi, des solutions domotiques sur mesure pourraient devenir abordables pour chaque bâtiment.

Application de l’IA à la gestion énergétique

L’IA peut non seulement contrôler le chauffage, mais aussi l’ensemble des installations techniques du bâtiment et prendre en charge la gestion de l’énergie. Elle pourrait, par exemple, réguler l’interaction entre l’installation photovoltaïque, la pompe à chaleur et les autres appareils électriques de la maison, ainsi qu’une voiture électrique, et ainsi optimiser l’autoconsommation de l’électricité solaire autoproduite.

Économiser de l’énergie sans rénovation

Les premières solutions d’IA pour la commande et la surveillance des installations techniques du bâtiment sont déjà disponibles sur le marché ou en phase pilote. Elles laissent entrevoir des économies d’énergie allant d’environ 20 à plus de 40 %.

Cela présente également un intérêt pour les bâtiments anciens non rénovés, même si les économies y sont moins importantes. Avant même de remplacer le chauffage fossile et de procéder à la rénovation énergétique de la maison, vous pourriez, grâce à des thermostats intelligents installés sur les radiateurs et à un algorithme de régulation auto-apprenant, réaliser rapidement et facilement des économies d’énergie et réduire ainsi les émissions de gaz à effet de serre.

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