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Auxiliaires et animaux utiles au jardin : les meilleurs alliés pour le jardinage

Vue d'ensemble
Un père installe avec son enfant un hôtel à insectes destiné aux insectes utiles du jardin.

Les insectes utiles et les animaux utiles contribuent à l’équilibre du jardin. Ils éliminent par exemple les nuisibles et pollinisent les plantes. Grâce à quelques mesures simples, vous pouvez favoriser la présence d’insectes utiles dans votre jardin et en tirer profit. Nous vous présentons les principaux auxiliaires du jardin.

Les insectes utiles dans le jardin

Le perce-oreille commun

Le perce-oreille commun est un chasseur infatigable. Les pucerons comptent parmi ses mets préférés. Grâce à cet insecte utile, vos plantes peuvent pousser en bonne santé et à l’abri des nuisibles. 
Voici comment introduire le perce-oreille dans votre jardin.

Les acariens veloutés rouges 

Les acariens veloutés rouges  sont des arachnides utiles très actifs. Au début de l’été, ces arachnides rouge écarlate au pelage velouté envahissent le jardin et font un travail remarquable. Ils éloignent les nuisibles de vos plantes et contribuent également à la bonne santé du sol de votre jardin.
En savoir plus sur les acariens veloutés rouges, ces arachnides utiles.

Acarien rouge
L’acarien velouté rouge est un arachnide utile.

Coccinelle

Les coccinelles font un travail formidable. Dans le jardin, ces petites bêtes aident à débarrasser les plantes des pucerons. Elles dévorent ces nuisibles en grand nombre. Nous vous présentons ces insectes utiles.

Les coccinelles : en bref

La coccinelle (Coccinella) est considérée comme un porte-bonheur et est l’un des insectes les plus appréciés. On en dénombre plus de 6000 espèces dans le monde, dont 75 en Europe. Parmi les représentants les plus connus de ces insectes utiles et infatigables, on trouve la coccinelle à sept points, la coccinelle à dix points, la coccinelle asiatique, ainsi que la coccinelle à vingt-deux points. Les points noirs sur fond rouge sont l’une de leurs caractéristiques communes. Chez les coccinelles qui viennent d’éclore, la coloration n’apparaît toutefois qu’au bout de quelques heures. C’est alors que la chitine s’est durcie et que les élytres prennent une teinte rouge vif. Les points noirs disposés symétriquement sont alors clairement visibles. La tête, le thorax, le dessous du corps et les six pattes sont généralement de couleur noire. Selon l’espèce, les coccinelles mesurent entre 1 et 12 millimètres. Elles hibernent généralement en petits ou grands groupes au sol, sous des pierres, dans les feuilles mortes, la mousse ou l’herbe. Ces coléoptères tachetés ont un cycle de vie généralement d’un an, mais parfois de deux. En fonction des conditions météorologiques et alimentaires, une coccinelle adulte peut survivre à deux hivers.

De quoi se nourrissent les coccinelles ?

Les coccinelles se nourrissent de pucerons. C’est un petit insecte qui a un appétit vorace. Les « lions des pucerons », comme on appelle les larves écloses de ces insectes utiles, dévorent entre 400 et 600 pucerons avant de se métamorphoser. Ainsi, chaque saison, la progéniture d’une seule coccinelle femelle fait plus de 100 000 de ces insectes nuisibles sa proie. Les années où les pucerons se font rares, ces insectes se nourrissent du pollen des plantes en fleurs.

L'habitat des coccinelles

La coccinelle est présente dans le monde entier, mais c’est dans les régions au climat chaud, tropical ou subtropical, qu’elle se sent le mieux. C’est pourquoi on y trouve une diversité d’espèces nettement plus grande que chez nous, en Europe. Elle vit dans les forêts, les prairies, les landes et les marais, mais heureusement aussi dans nos jardins. En particulier, bien sûr, dans ceux qui sont aménagés de manière aussi naturelle que possible et qui abritent une grande richesse végétale.

Les avantages des coccinelles dans le jardin

Les coccinelles sont des insectes utiles essentiels dans le jardin. À leur sortie de l’hibernation, elles sont particulièrement voraces. Ces insectes utiles dévorent en moyenne jusqu’à 50 pucerons par jour. On trouve donc souvent les coccinelles sur les plantes fortement infestées. Lorsqu’elles chassent les pucerons, elles doivent également s’imposer face à leurs protecteurs : les fourmis. Celles-ci chérissent et soignent littéralement les pucerons, car elles récoltent leurs excrétions sucrées pour s’en nourrir. Si une coccinelle s’approche d’une fourmi, celle-ci réagit avec virulence. La coccinelle ne se laisse toutefois pas chasser et sait se défendre. Elle se protège à l’aide d’une sécrétion à l’odeur âcre qui met la fourmi en fuite.

Créer des habitats pour les coccinelles

Les coccinelles se sentent très à l’aise dans un jardin aménagé de manière naturelle. Un tas de feuilles mortes en automne, des buissons denses, des murs en pierres naturelles non crépis ou des fissures dans les murs de la maison leur offrent un lieu idéal pour hiberner. Si les pucerons font partie des mets préférés des coccinelles, celles-ci se nourrissent également de pollen. Plantez des plantes à fleurs dans votre jardin pour attirer les coccinelles. Vous offrirez ainsi à cet insecte utile une source de nourriture bienvenue, surtout les années où les pucerons se font rares. Les herbes aromatiques et les légumes-racines comptent parmi les plantes particulièrement appréciées des coccinelles. Ciboulette, aneth, menthe, coriandre, fenouil et ail sont très utilisés en cuisine, mais également appréciés des coccinelles.

Vers de terre

Les vers de terre sont des alliés précieux des jardiniers. Ils améliorent la qualité du sol et nettoient le jardin. Leurs excréments constituent un engrais de grande valeur. Découvrez ici davantage d’informations sur cet organisme utile et nocturne.

Les vers de terre : présentation succincte

Le ver de terre commun (Lumbricus terrestris) compte parmi les espèces les plus connues parmi les quelque 3500 espèces de vers de terre recensées dans le monde. Il atteint une longueur de 9 à 30 centimètres et est également appelé « ver de terre de rosée ». Une autre espèce courante est le ver de compost (Eisenia fetida), légèrement plus petit (entre 6 et 13 centimètres) et de couleur plus rougeâtre. Le corps du ver de terre est constitué de nombreux segments cylindriques. À l’extérieur, l’ensemble de son corps, et donc chacun de ses segments, est délimité par un tube musculaire cutané entouré d’une couche de mucus. Celle-ci sert de protection contre la déshydratation et de lubrifiant lorsqu'il se déplace. Grâce à sa musculature annulaire et longitudinale très développée, le ver de terre est capable de se déplacer en rampant aussi bien vers l’avant que vers l’arrière. Une sorte de lèvre supérieure surplombe la bouche à l’extrémité de la tête. L’ouverture buccale débouche directement dans l’intestin, qui traverse le ver de terre de bout en bout et se termine à l’extrémité postérieure du ver, au niveau de l’anus. Dans la nature, les vers de terre atteignent généralement une durée de vie d’environ deux à trois ans. En effet, le nombre de prédateurs est important. De nombreux oiseaux se nourrissent de ces organismes du sol riches en protéines. Les hérissons, les taupes, mais aussi les insectes et les amphibiens font également partie de leurs prédateurs.

De quoi se nourrissent les vers de terre ?

Les vers de terre, qui sont nocturnes, se nourrissent principalement de terre et de résidus végétaux. Cela signifie qu’ils remplissent leur intestin de terre riche en humus et de matière végétale en décomposition. La nuit, ils entraînent les feuilles fanées et mortes ainsi que les brins d’herbe dans leurs galeries pour les y laisser pourrir et les utiliser plus tard comme nourriture. Ils se frayent un chemin à travers les différentes couches du sol. La terre qu’ils ingèrent contient des bactéries, des spores fongiques et de nombreux organismes unicellulaires, que le ver digère et utilise comme nourriture. Les vers de terre ne mangent jamais de plantes vivantes et ne sont donc pas des nuisibles.

Le mode de vie des vers de terre

Le ver de terre vit principalement dans le sol. Sa pigmentation dépend du microhabitat colonisé par chaque espèce. Les vers qui ne remontent pratiquement jamais à la surface du sol sont pâles et dépourvus de pigmentation. En revanche, les espèces que l’on observe plus souvent à la surface développent une protection contre les UV sous la forme d’une pigmentation foncée. Les vers de terre sont hermaphrodites et ont besoin d’un partenaire pour se reproduire. Ils pondent leurs œufs dans des cocons jaunâtres, qu’ils enfouissent dans le sol. Les durées de développement dépendent de l’espèce et des températures ambiantes. En Europe centrale, les vers de terre passent les mois d’hiver à une profondeur de 40 à 80 centimètres dans le sol, dans une sorte d’hibernation. On les trouve alors souvent sous des structures du sol qui emmagasinent la chaleur, comme des souches d’arbres et des pierres. Dans les tas de compost chauds, les animaux hibernent recroquevillés en colonies entières.

Un sol fertile grâce aux vers de terre

Les vers de terre sont d’une valeur inestimable pour un jardin en bonne santé. Les résidus végétaux en décomposition figurent en tête du régime alimentaire de ces organismes utiles et nocturnes. Ils entraînent les feuilles mortes, les déchets verts ou les plantes mortes dans leurs tunnels, ce qui stimule considérablement le compostage des déchets végétaux. Ce petit assistant transforme les déchets de jardin en compost de grande qualité.

Les petits tas que les vers de terre laissent sur la pelouse et que l’on perçoit souvent comme gênants constituent pourtant une véritable aubaine pour le jardin. Saviez-vous que les excréments de vers contiennent près de cinq fois plus d’azote, sept fois plus de phosphate et même onze fois plus de potassium que la terre de jardin ordinaire ? Ils constituent un engrais naturel pour les plantes et le sol. Mais les vers de terre ne sont pas seulement connus pour leur capacité à fertiliser parfaitement le sol. Ces organismes utiles améliorent considérablement la structure du sol. Grâce aux galeries que les vers creusent dans la terre, l’air et l’eau parviennent jusque dans les couches les plus profondes du sol. Ces animaux assurent non seulement une bonne aération, mais aussi un excellent brassage du sol. En creusant jusqu’à deux mètres de profondeur, les vers de terre mélangent les différentes couches du sol. Ainsi, par exemple, de précieux minéraux provenant des couches profondes remontent à la surface et constituent un engrais parfait pour les plantes.

Créer des habitats pour les vers de terre

Les vers de terre se sentent particulièrement à l’aise dans un sol meuble et humide. Un sol trop compacté n’offre pas un habitat idéal à ces organismes utiles. Pour protéger les vers de terre, évitez d’utiliser des produits phytosanitaires chimiques. Un apport d’engrais organique, sous forme de compost ou de fumier, favorise la croissance des plantes tout en offrant à ces organismes utiles une source de nourriture bienvenue. Dans un jardin naturel, un tas de feuilles mortes, des débris végétaux ou du compost peuvent également remplir cette fonction.

Nichoirs pour insectes

Nos prairies bourdonnent, grouillent et fourmillent de moins en moins. Les abeilles, les bourdons, les perce-oreilles et autres insectes utiles ont beaucoup de mal à survivre face aux bulldozers, aux monocultures et aux polluants environnementaux. Devenez les heureux propriétaires d’un hôtel à insectes et participez à la protection de la nature juste devant votre porte.

Pourquoi ne pas contribuer à la protection de la nature et des animaux ? Les petits rampants ont toujours besoin d’endroits où nicher, dormir et passer l’hiver. Si vous ne souhaitez pas acheter d’hôtels à insectes dans le commerce, il est très facile d'en fabriquer un vous-même. Pour cela, il suffit d’un pot de fleurs, de quelques ustensiles ménagers et d’un petit coin sur le balcon.

Les abeilles sauvages

La plupart des espèces d’abeilles sauvages ne vivent pas en colonies, mais sont solitaires. Un abri pour elles ne nécessite donc pas forcément beaucoup d’espace. Des rondelles d’arbre séchées ou des blocs de bois de la taille d’une brique peuvent servir de base. Percez ensuite dans le bois, sur toute la longueur du foret, des trous parallèles dont les diamètres varient autant que possible entre 2 et 10 mm. L’espace entre les trous doit être d’au moins 2 cm.

Un emplacement ensoleillé et à l’abri des intempéries, sous l’avant-toit d’un balcon ou d’une terrasse, contre un arbre, un mur ou tout autre support similaire, est idéal, les entrées devant être orientées vers le sud-est. Suspendez l’abri destiné aux butineurs à l’air libre, fixez-le bien, il sera prêt à accueillir ses occupants au plus tard début mars. Il est déconseillé de procéder à des opérations de nettoyage, car celles-ci pourraient tuer les abeilles en hibernation. De plus, ces petites bêtes aiment bien se mettre elles-mêmes au travail.

Bourdons

Ces bourdonneurs inoffensifs nichent aussi bien sous terre qu’en surface. Un simple nichoir à oiseaux, dont l’entrée a été réduite, peut par exemple servir d’abri en surface. Tapissez d’abord l’intérieur du nichoir d’un peu de litière pour petits animaux ou de laine de bois, puis recouvrez-le de matériau de nidification sous forme de mousse ou de laine de rembourrage. Vous ferez particulièrement plaisir à vos hôtes ailés en leur proposant un matériau de nidification spécial à l’odeur de souris, disponible dans les animaleries.

Pour l’emplacement, privilégiez un endroit ensoleillé, à l’abri de la pluie et du vent, près du sol, sur un balcon ou une terrasse, avec l’entrée orientée vers l’est. En hiver, nettoyez soigneusement l’abri à bourdons et remplacez le matériau de nidification, afin que de nouveaux occupants puissent s’y installer début mars.

Chrysopes

Ces insectes délicats, aux yeux dorés et aux ailes transparentes, ont besoin d’un abri protecteur de mi-septembre jusqu’au printemps. Que recherche la chrysope ? Un abri en bois ou en béton de bois mesurant 30 × 30 × 30 cm. Remplissez-le de paille de blé sans la tasser et, à l’avant, clouez des lattes de toit en biais qui servent de fentes d’entrée. Si vous ajoutez en outre une couche de peinture rougeâtre, vous attirerez à coup sûr ces insectes travailleurs qui se nourrissent de nuisibles.

Installez cette structure à lattes à une hauteur d’un mètre et demi à deux mètres, en orientant la face avant à l’abri du vent, par exemple contre un arbre fruitier ou un mur. Vous n’avez pas besoin de renouveler la paille à l’intérieur du nichoir.

Coccinelles

Le refuge pour les coccinelles peut, par exemple, prendre la forme d’un nichoir à oiseaux, dans la planche de fond duquel vous percez quelques trous d’entrée d’environ 8 mm. Garnissez l’intérieur de laine de bois et fixez une latte solide et assez longue à la paroi arrière. Enfoncez son extrémité dans le sol, de préférence entre des plantes fortement infestées de pucerons.

En ce qui concerne l’emplacement, un endroit ensoleillé à mi-ombragé, orienté vers le sud-est, est idéal. La maisonnette reste à l’extérieur toute l’année. Aucun nettoyage n’est nécessaire.

Les perce-oreilles

À première vue, les pinces des perce-oreilles peuvent paraître effrayantes. Elles sont pourtant bien trop faibles pour percer la peau humaine. Il n’y a donc aucune raison d’en avoir peur. Bien au contraire : avec un abri pour perce-oreilles, vous aurez beaucoup de plaisir dans votre jardin.

De quoi avez-vous besoin ? D’un pot de fleurs en terre cuite, d’un petit bâtonnet en bois dont la longueur ne dépasse pas le diamètre du fond du pot, de grillage à mailles serrées, d’une ficelle d’environ 50 cm de long et d’un peu de paille ou de copeaux de bois. Nouez ensuite la ficelle au milieu du petit bâton et faites passer l’extrémité la plus longue de la ficelle par l’ouverture du fond du pot. L’extrémité la plus courte doit pendre à l’intérieur du pot et être légèrement plus longue que la profondeur de celui-ci. Tendez immédiatement le grillage métallique à l’extrémité la plus courte de la ficelle afin que le rembourrage en paille ou en copeaux de bois ne puisse pas s’échapper.

Au printemps, vous pouvez accrocher le pot à une branche dans un endroit à l’abri du soleil, en veillant à ce que le fond du pot touche la branche. Sinon, le refuge des perce-oreilles risque de se balancer sous l’effet du vent, ou les petites bestioles pourraient ne pas réussir à grimper jusqu’à l’entrée. Il suffit ensuite de laisser la nature suivre son cours. Il n’est donc pas nécessaire de nettoyer ou de renouveler le rembourrage.

Quels insectes pollinisent les plantes ?

De petits auxiliaires qui font de grandes choses : les insectes jouent un rôle essentiel dans la pollinisation des plantes. Les insectes pollinisent environ 90% de toutes les plantes sauvages et cultivées. Nous vous présentons ici les principaux insectes pollinisateurs indigènes.

Les plantes à fleurs offrent aux insectes un festin copieux lorsqu’ils butinent le nectar et le pollen. Ce faisant, ils effleurent les fleurs et pollinisent l’organe femelle de la fleur avec le pollen qu’ils ont récolté. Les insectes jouent ainsi un rôle essentiel dans la pollinisation des plantes. Grâce à cette action, ils assurent la pérennité du monde végétal et la préservation de sa diversité. Ainsi, ils préservent également les habitats d’autres animaux. Fruits, noix ou graines : ce sont des produits qui doivent généralement leur existence à la pollinisation par les insectes. Ils constituent une source de subsistance essentielle pour de nombreuses espèces d’oiseaux indigènes. 

Qu’entend-on par « pollinisation des plantes » ?

La pollinisation des plantes consiste à transférer le pollen mâle vers l’ovule femelle de la fleur (stigmate). C’est là que le pollen germe et pénètre dans le style. C’est dans ce dernier que se trouve la cellule du sac embryonnaire, où les cellules mâles et femelles finissent par fusionner définitivement. Une fois la fécondation réussie (car c’est bien de cela qu’il s’agit), les fruits contenant des graines se forment.

Les abeilles mellifères, les abeilles sauvages ou les papillons assurent cette pollinisation. Bon à savoir : dans une serre, c’est l’homme qui se charge de cette tâche. Cela peut se faire à l’aide d’un pinceau souple.

Quels sont les différents types de pollinisation ?

Il existe deux types de pollinisation des plantes : l’autopollinisation et l’allopollinisation. Dans le cas de l’autopollinisation, la rencontre entre l’ovule et le pollen d’une même plante, comme c’est le cas par exemple chez les perce-neige, peut donner naissance à des ovules. Les plantes allopollinisées, comme les primevères, ne peuvent pas s’autoféconder. Chez elles, le pollen et l’ovule doivent provenir d’individus différents d’une même espèce pour que la fécondation ait lieu.

Les principaux insectes pollinisateurs indigènes

Abeille mellifère

L’abeille mellifère compte sans doute parmi les insectes les plus connus et les plus importants pour la pollinisation des plantes. Ces insectes infatigables s’envolent dès que la température atteint environ 10 degrés et que le temps est sec pour partir à la recherche de nectar et de pollen.

Abeilles sauvages

Contrairement aux abeilles mellifères, les abeilles sauvages ne produisent pas de miel. Elles jouent toutefois un rôle extrêmement important dans la pollinisation des plantes cultivées et sauvages. Leur capacité de pollinisation est remarquable, car elles volent de fleur en fleur même par temps frais et sous une pluie légère.

Bourdon

C’est sans doute l’insecte le plus robuste pour la pollinisation des plantes. Le bourdon se met au travail dès que la température atteint 3 degrés. Cet insecte à l’allure potelée reste actif jusqu’à 18 heures par jour. Les jardiniers l'apprécient pour ses talents de pollinisateur. Grâce à sa longue langue et à ses vibrations, il pollinise particulièrement bien les fleurs profondes des tomates et des pommes de terre.

Bon à savoir : le bruit du bourdon provient de la collecte par vibrations, qui permet d’obtenir un meilleur rendement en pollen. Pour ce faire, le bourdon génère des vibrations à l’aide de ses muscles thoraciques. C’est ainsi qu’il est si bruyant.

Papillons

Les papillons peuvent rendre de grands services lors de la pollinisation des plantes. Grâce à leur rostre suceur qui leur permet de butiner le nectar de fleurs tubulaires pouvant atteindre 40 millimètres de profondeur, ils accèdent à des fleurs inaccessibles à de nombreux autres insectes pollinisateurs. Les papillons préfèrent voler par temps sec, ensoleillé et sans vent.

Syrphes

Les mouches sont souvent considérées comme des insectes nuisibles. Pourtant, certaines espèces, comme les syrphes, sont d’importants pollinisateurs. Les adultes se nourrissent exclusivement de nectar et de pollen. Les syrphes sont les plus élégants acrobates aériens parmi les insectes. Avec jusqu’à 300 battements d’ailes par seconde, elles peuvent rester en suspension dans les airs, à l’instar des colibris. Les syrphes sont les plus actifs par temps ensoleillé et lorsque les températures sont chaudes.

Coléoptères

Tulipes ou magnolias : ce sont les coléoptères qui les pollinisent de préférence. Ces pollinisateurs thermophiles sont toutefois mal vus par les jardinières et les jardiniers. Non seulement ces insectes rampants et infatigables pollinisent les plantes, mais ils endommagent également leurs fleurs en s’en nourrissant.

Guêpes

Pour les humains, les guêpes font plutôt partie des insectes redoutés en raison de leurs piqûres. Les guêpes sont pourtant d’importants pollinisateurs. Elles se nourrissent de nectar, de pollen et de miellat. Ces insectes se sont spécialisés dans les fleurs particulièrement courtes et facilement accessibles. Comme elles butinent pour leur propre consommation et non pour nourrir leur couvain, elles constituent également d’importants pollinisateurs des plantes à floraison tardive.

Favoriser la présence des pollinisateurs

Apiculture

En tant que pollinisatrices, les abeilles jouent un rôle essentiel dans la préservation et la reproduction de la flore. Face à la réduction constante de leur habitat, il faut se réjouir que de plus en plus de personnes s’intéressent à l’apiculture et deviennent des apiculteurs amateurs dans leur propre jardin.
Nous vous expliquons comment vous y prendre pour élever des abeilles dans votre propre jardin.

Des ruches dans un jardin pour l'apiculture de loisir.

Les abeilles, des auxiliaires utiles au jardin

Ce sont les héroïnes de l’écosystème. Les abeilles pollinisent environ 80% de toutes les plantes sauvages et cultivées de notre région. De nombreuses espèces d’abeilles sauvages sont menacées. Il est essentiel de les protéger. Nous vous présentons les principales espèces d’abeilles de Suisse.

L’abeille mellifère occidentale (Apis mellifera) se distingue assez facilement de ses cousines sauvages grâce à certaines caractéristiques. Avec une taille de 10 à 12 millimètres, elle est légèrement plus petite que de nombreuses espèces d’abeilles sauvages. Sur leurs pattes arrière, les abeilles mellifères portent ce qu’on appelle des corbeilles à pollen. Autre particularité : entre les facettes de leurs yeux se trouvent des poils qui dépassent. Mais leur mode de vie diffère également de celui des abeilles sauvages. Ainsi, les abeilles mellifères vivent en grandes colonies composées d’une reine, de faux-bourdons mâles et d’ouvrières. Les abeilles sauvages, en revanche, mènent une vie solitaire. Il n’y a pas d’ouvrières pour les aider, mais uniquement des mâles et des femelles, parmi lesquelles seules les femelles s’occupent de la construction du nid et de l’élevage du couvain.

Contrairement aux abeilles mellifères, les abeilles sauvages ne produisent pas de miel. Elles jouent toutefois un rôle extrêmement important dans la nature en tant que pollinisatrices des plantes sauvages et cultivées.

Les principales espèces d’abeilles sauvages de Suisse

Anthophore aux pattes poilues (Anthophora plumipes)

Cette abeille vole dès le mois de mars, ce qui en fait l’une des premières espèces sauvages de l’année. Mesurant entre 14 et 16 millimètres, cette abeille à fourrure ressemble au bourdon avec son pelage brun noir, mais elle s’en distingue par son vol rapide et bourdonnant. Elle aime nicher dans les vieux murs ou dans les parois argileuses escarpées.

Plantes à fleurs pour Anthophore aux pattes poilues : kiwi (Actinidia sinensis), vipérine commune (Echium vulgare), chèvrefeuille (Lonicera caprifolium), glycine (Wisteria sinensis), sauge (Salvia officinalis), coquelicot (Papaver rhoeas), grande gueule-de-loup (Antirrhinum majus) et marronnier d’Inde (Aesculus hippocastanum).

Bourdon des pierres (Bombus lapidarius)

On reconnaît les bourdons des pierres à leur corps noir, surmonté d’une pointe rouge vif au niveau de l’abdomen. Ils mesurent entre 12 et 16 millimètres de long. Ce bourdon construit souvent ses nids sous des tas de pierres ou des murs, d’où son nom.

Plantes à fleurs pour les bourdons des pierres : crocus (hybride de Crocus), primevère véritable (Primula veris), delphinium (hybride de Delphinium), lavande (Lavandula angustifolia), tournesol (Helianthus annuus), poirier (Pyrus communis), pommier (Malus domestica), coquelicot (Papaver rhoeas), glycine (Wisteria sinensis).

Bourdon terrestre (Bombus terrestris) et bourdon des saussaies (Bombus lucorum)

Ces deux espèces comptent parmi les plus courantes d’Europe centrale. Ils mesurent environ 17 millimètres de long. Les deux espèces sont noires, présentent un abdomen terminé par une partie blanche et deux bandes transversales jaunes caractéristiques, l’une sur le deuxième segment abdominal et l’autre sur le premier segment thoracique. Chez le bourdon terrestre, les bandes transversales sont généralement plus foncées que chez le bourdon des saussaies. Les bourdons terrestres font honneur à leur nom, car ils construisent leurs nids sous terre.

Plantes à fleurs pour les bourdons terrestres et des saussaies : scille de Sibérie (Scilla siberica), muscari d’Arménie (Muscari armeniacum), pulmonaire obscure (Pulmonaria obscura), lamier tacheté (Lamium maculatum), coquelicot (Papaver rhoeas), carotte sauvage (Daucus carota), vipérine commune (Echium vulgare), stachys dressée (Stachys recta).

Collète des sablières (Colletes cunicularius)

Attention, risque de confusion. A première vue, cette espèce ressemble beaucoup à l’abeille mellifère. Elle possède cependant des caractéristiques bien particulières qui permettent de la reconnaître facilement. Elle mesure entre 11 et 14 millimètres. Vous la reconnaîtrez facilement à son thorax roux et velu ainsi qu’à ses bandes transversales, dont la couleur se détache nettement moins que chez les autres espèces. Elle est l’une des premières abeilles à apparaître au printemps et s’est spécialisée dans la recherche de nourriture sur une grande variété de saules. C’est pourquoi on l’appelle aussi « abeille des saules de printemps ». Elles nichent de préférence dans des sols sableux meubles, dans les plaines alluviales ou les carrières de sable.

Plantes à fleurs pour les collètes des sablières : sureau noir (Sambucus nigra), houx (Ilex aquifolium), poirier (Pyrus communis), pommier (Malus domestica), sorbier des oiseleurs (Sorbus aucuparia), saule cendré (Salix cinerea), saule capré (Salix caprea), saule auriculé (Salix aurita), saule vimal (Salix viminalis), saule rampant (Salix repens).

Osmie cornue (Osmia cornuta)

Avec son corps d’un noir profond et densément velu ainsi que l’extrémité de son abdomen d’un rouge rouille éclatant, elle compte parmi les abeilles sauvages les plus remarquables du printemps. Sur la tête des femelles, qui mesurent entre 12 et 16 millimètres, se trouvent, cachées dans leur fourrure dense, les deux petites cornes caractéristiques qui lui ont donné son nom. Les mâles, légèrement plus petits, possèdent une pilosité faciale blanche. En raison de sa couleur et de sa taille, cette espèce est souvent confondue avec un bourdon. Les fissures, les joints et les crevasses des murs comptent parmi ses sites de nidification.

Plantes à fleurs pour les osmies cornues : houx (Ilex aquifolium), pissenlit des prés (Taraxacum officinale), tulipes de jardin (Tulipa), primevère élatior (Primula elatior), saule pourpre (Salix purpurea), érable sycomore (Acer pseudoplatanus), pommier (Malus domestica), poirier (Pyrus communis), cerisier ornemental japonais (Prunus serrulata).

Xylocope violet (Xylocopa violacea)

Ces abeilles peuvent atteindre une longueur de 28 millimètres. Elles se distinguent facilement des autres abeilles par leur corps semblable à celui d’un bourdon, leur pelage généralement noir et leurs ailes noirâtres aux reflets violets. Elles ont pour habitude de creuser de petites cavités dans le bois pourri, où elle élèvent leur progéniture. Ses mandibules sont si puissantes qu’elle produit de la véritable sciure de bois.

Plantes à fleurs pour les xylocope violet : kiwi (Actinidia sinensis), vipérine commune (Echium vulgare), glycine (Wisteria sinensis), lamier pourpre (Lamium purpureum), stachys dressée (Stachys recta), phlomis arbustif (Phlomis fruticosa), espèces d’érable (Acer spec.), paulownia tomentosa (Paulownia tomentosa).

Abeille masquée du tanaisie (Hylaeus nigritus)

Avec une taille inférieure à 1 centimètre, l’abeille masquée du tanaisie compte parmi les plus petites espèces sauvages indigènes. La couleur noire brillante très marquée de ces petits pollinisateurs peut, à première vue, prêter à confusion avec des fourmis ou des guêpes. À cela s’ajoute le fait que le duvet caractéristique de nombreuses espèces d’abeilles sauvages, présent sur les pattes et la surface du corps, est ici presque totalement absent. L’abeille masquée niche dans de petites niches dans les murs et les fissures rocheuses, mais ces insectes trouvent aussi souvent un site de nidification approprié dans les tas de pierres.

Plantes à fleurs pour les abeilles masquées : tanaisie (Tanacetum vulgare), grande camomille (Tanacetum parthenium), camomille des teinturiers (Anthemis tinctoria), achillée millefeuille (Achillea millefolium), marguerite (Leucanthemum vulgare), solidage du Canada (Solidago canadensis), centaurée scabieuse (Centaurea scabiosa), centaurée noire (Centaurea nigra), chardon commun (Cirsium vulgare).

Abeille des bois bleu-noir
Abeille des bois bleu-noir

Aménager une prairie mellifère

Les abeilles sont à l’origine de belles baies, de fruits croquants et de légumes sains. Mais ces insectes travailleurs sont menacés. En tant que propriétaire de jardin, vous pouvez contribuer à les protéger grâce à différentes mesures.

Pourquoi créer un jardin mellifère ?

Les abeilles, les bourdons et d’autres insectes pollinisent les plantes cultivées, garantissent un rendement abondant dans le jardin et contribuent à la préservation de la biodiversité végétale. De plus en plus d’apiculteurs signalent des pertes de colonies. Les raisons exactes de ce déclin, observé presque partout dans le monde, ne sont pas encore connues. On soupçonne une combinaison de causes très diverses. Outre les maladies, les parasites et l’utilisation de pesticides, la dégradation des sources de nourriture est également mise en cause.

Mais les abeilles solitaires et les bourdons sont également menacés. On dénombre entre 500 et 600 espèces différentes de ces abeilles sauvages en Suisse. Environ 40% sont menacées d’extinction. La raison sans doute la plus importante de cette évolution est la diminution, d’année en année, de l’habitat naturel. Les plantes nourricières et les sites de nidification font défaut. De nombreuses espèces d’abeilles sauvages sont également victimes de notre souci de l’ordre. Ainsi, les feuilles mortes, le bois mort, les tas de pierres et les tiges sont systématiquement bannis de nos jardins.

Les meilleures plantes favorables aux abeilles

Les abeilles, qu’elles soient domestiques ou sauvages, ont besoin d’un approvisionnement suffisant en plantes à fleurs tout au long de l’année. Ce que l’on appelle le « pâturage des abeilles » ne devrait présenter aucune lacune. En effet, les abeilles sont capables de mémoriser les bons emplacements et d’y revenir. Si la nourriture vient temporairement à manquer, cela a un impact négatif sur le développement des colonies. Une bonne offre alimentaire est particulièrement importante à la fin de l’été et en automne, car c’est à cette période que naissent les abeilles d’hiver, qui vivent longtemps. Plus une colonie est forte à l’entrée de l’hiver, plus elle se met au travail avec ardeur au printemps.

Grâce à une sélection ciblée et à la diversité des plantes de jardin, vous pouvez contribuer à améliorer l’offre alimentaire et l’habitat des abeilles, des bourdons et d’autres pollinisateurs.

Plante Fleur Adaptée aux abeilles
Bruyère mars - avril très bien
Bourrache juin - septembre très bien
Aster d’automne juillet - octobre très bien
Fleur à barbe juillet - octobre très bien
Crocus mars - avril bien
Alyssum avril - juin bien
Nigelle juin - juillet bien
Concombre juin - août bien
Poivre des murs juin - août bien
Orpin juin - septembre bien
Thym juin - octobre bien
Lys juin - septembre bien
Soucis juin - septembre bien
Chardon boule juillet - octobre bien
Lavande vraie juillet - octobre bien
Tournesol juillet - octobre bien
Aster à feuilles de ronce août - octobre bien
Rose de Noël mars - avril moyen
Perce-neige mars - avril moyen
Aconit d’hiver mars - avril moyen
Coussin bleu avril - mai moyen
Jacinthe des vignes avril - mai moyen
Bérénie avril - juin moyen
rosier arbustif mai - septembre moyen
Campanule juin - septembre moyen
Gazanie juin - octobre moyen
Mauve à tige juillet - octobre moyen
Dahlia juillet - octobre moyen
Capucine juillet - octobre moyen
Échinacée juillet - octobre moyen

Une prairie fleurie plutôt qu’une pelouse

Les pelouses que vous tondez régulièrement n’ont pratiquement aucune valeur pour les insectes utiles. Pour les abeilles et les bourdons, elles constituent un désert vert. Pourquoi ne pas transformer alors les parcelles de pelouse en prairies fleuries ?

Les plantes sauvages telles que le pissenlit, la renouée des prés ou le trèfle incarnat sont en effet des pâturages pour abeilles de très bonne à bonne qualité. Vous pouvez également aménager une prairie fleurie sous forme de petit îlot au milieu de la pelouse. Une autre possibilité consiste à ne pas tondre toute la pelouse d’un seul coup. En tondant par étapes, vous laissez à chaque fois des plantes en fleur. Pour les abeilles mellifères, la tonte des prairies en journée représente en outre un grand danger. Contrairement aux bourdons, elles ne s’écartent pas de la tondeuse, trop concentrées sur leur activité de butinage.

Les haies constituent également de bonnes plantes mellifères. Une haie d’arbustes indigènes composée de cornouiller, de poirier des rochers, de saule ou de bourdaine est idéale. Le buis non taillé est également connu pour être une précieuse source de pollen pour les abeilles.

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Un jardin pour les papillons

Un jardin à papillons est l'équivalent d'un buffet pour cette espèce. Grâce à un mélange savamment dosé de plantes fourragères et nectarifères, vous favorisez la présence d’insectes utiles. Vous créez ainsi un jardin naturel pour les papillons. Un habitat précieux qui leur offre nourriture et abri.

Aménager un jardin à papillons

Plus c’est naturel et sauvage, mieux c’est. Un jardin aménagé au plus près de la nature est un véritable paradis pour les papillons. Pour favoriser la présence d’animaux dans votre jardin, renoncez aux produits phytosanitaires chimiques. Lors de l’aménagement d’un jardin à papillons, l’imagination n’a pas de limites. Même un petit coin de jardin peut devenir un habitat précieux pour eux. Une prairie fleurie aux couleurs chatoyantes constitue le cœur de ce jardin. Une haie d’arbustes sauvages en fleurs, des parterres de vivaces ou un carré d’herbes aromatiques offrent aux papillons une table richement garnie grâce à un mélange coloré de plantes fourragères et nectarifères. Un bol rempli de cailloux et d’un peu d’eau leur permet de s’abreuver. En hiver, des pierres et des branches empilées les unes sur les autres ou un mur en pierres sèches constituent un abri sûr pour les chenilles et les chrysalides des papillons.

Les meilleures plantes fourragères et nectarifères pour les papillons

Des parterres fleuris, des plates-bandes d’herbes aromatiques parfumées et des haies d’arbustes sauvages : un mélange varié de plantes fourragères et nectarifères, offre aux papillons un habitat idéal tout au long de l’année. La couleur violette est particulièrement prisée par ces derniers. Ainsi, les fleurs d’asters et d’orties odorantes constituent un véritable aimant pour ces insectes. Les fleurs doubles sont en revanche plutôt délaissées, car elles offrent un rendement maigre  le nectar y est difficile d’accès.

Plantes nourricières pour les chenilles

Saule des montagnes (Salix caprea), bourdaine (Rhamnus frangula), aubépine (Crataegus monogyna), le genêt (hybrides de Genista), la ronce (hybrides de Rubus), le framboisier (Rubus idaeus), le chèvrefeuille (hybrides de Lonicera), l’orpin (Sedum telephium), phlox en panicule (Phlox paniculata), centaurée (hybrides de Centaurea), chardon boule (Echinops ritro), violette odorante (Viola odorata), fenouil (Foeniculum vulgare), aneth (Anethum graveolens), thym (hybrides de Thymus).

Plantes nectarifères pour les papillons

Viorne obier (Viburnum opulus), prunellier (Prunus spinosa), aster (hybrides d’Aster), caryoptéris (Caryopteris × clandonensis), érigéron (hybrides d’Erigeron), aubriète (hybrides d’Aubrieta), agastache rugueuse (Agastache rugosa), aurine des rochers (Aurinia saxatilis), anémone d’automne (Anemone hupehensis), millepertuis (hybrides d’Hypericum), lavande (Lavandula angustifolia), gaura (Gaura lindheimeri), arénaria (Arenaria montana), cimicifuga (Cimicifuga racemosa), tournesol (Helianthus annuus), rudbeckie (hybrides de Rudbeckia).

Abris d’hiver dans le jardin à papillons

Rares sont les papillons qui passent l’hiver sous leur forme adulte. En tant que migrateurs, l’amiral et le papillon du chardon se déplacent vers les régions plus chaudes d’Europe. Dans le jardin, le citron hiberne dans un endroit protégé, presque immobile. Vous les trouvez réfugiés dans l’abri de jardin, suspendus à une branche ou dans les feuilles mortes. Les papillons citron peuvent supporter sans problème des températures allant jusqu’à -20°C. Les paons du soir et les noctuelles du troène hibernent sous forme de chrysalides dans les fissures des murs ou sur les clôtures de jardin. Des espèces de papillons telles que le papillon des champs ou le papillon d’échiquier se trouvent au stade de chenille dans les arbustes et les arbres pendant les mois d’hiver.

Les animaux, des alliés naturels dans le jardin

Les lézards

Les lézards chassent toutes sortes d’insectes dans le jardin, parmi lesquels de nombreux nuisibles. Ces reptiles agiles permettent ainsi de préserver les plantes du jardin. 
Découvrez-en davantage sur les lézards dans le jardin.

Un lézard des souches se prélasse au soleil sur une pierre claire dans un jardin naturel.
Le lézard des haies

Hérisson

Des bruits de fouille nocturnes dans le jardin ? C’est sûrement un hérisson à la recherche de nourriture. Cet animal utile et hérissé se nourrit de toutes sortes de nuisibles et ameublit même le sol avec son museau. Voici comment lui créer un habitat idéal.

Les hérissons : en bref

En Europe, le hérisson à poitrine brune (Erinaceus europaeus) et le hérisson à poitrine blanche du Nord (Erinaceus roumanicus) sont les espèces les plus répandues. Leurs noms indiquent les différentes colorations de leur pelage au niveau de la poitrine. Les deux espèces mesurent entre 25 et 30 centimètres de la tête au torse et possèdent une petite queue d’environ trois centimètres. Le dos de ces animaux est recouvert d’environ 8000 piquants noirs et blancs. Dans le jardin, cet animal utile est un excellent prédateur des nuisibles. Il repère avec succès les insectes et les coléoptères grâce à son museau effilé. Il n’a aucun mal à briser les carapaces dures en chitine de ses proies grâce à ses 36 dents très pointues et à ses puissants muscles masticateurs. Les hérissons se fient principalement à leur sens du goût et de l’odorat. Ils voient très mal avec leurs petits yeux ronds en forme de boutons. La capacité de ce mammifère à se recroqueviller en boule épineuse compte sans doute parmi ses particularités. Pour ce faire, il ramène ses membres contre son corps et se roule en une boule hérissée de piquants. Cela permet d’éloigner les prédateurs tels que les martres ou les renards. Une fois la voie libre, il sort le bout mobile de son museau pour vérifier si l’agresseur a pris la fuite.

Voici ce dont se nourrissent les hérissons

Dans le jardin, ces animaux nocturnes partent avec assiduité à la recherche de nourriture et se révèlent de véritables prédateurs de nuisibles. Ils veillent ainsi à ce que les limaces ne vous volent pas toute votre récolte. Le régime alimentaire du hérisson se compose d’insectes tels que les chenilles, les coléoptères et leurs larves. Grâce à son nez fin, il les détecte dans le sol. Il ne se rabat sur les limaces qu’en cas de famine, elles sont trop visqueuses à son goût. Ainsi, les bruits de reniflement entendus le soir dans le jardin sont un signe certain que le hérisson est en train de chercher de la nourriture.

Le mode de vie des hérissons

Le hérisson préfère vivre dans les forêts, les prairies et les paysages cultivés qui ne sont pas trop humides. Dans les jardins, vous le trouverez généralement dans des endroits calmes et sûrs. Ces repaires sont particulièrement appréciés et offrent un abri idéal : haies denses, tas de feuilles mortes ou cavités sous les bâtiments. Les hérissons sont des animaux nocturnes et ne partent à la recherche de nourriture qu’en fin de journée. En automne, on peut toutefois les voir se promener dans le jardin même pendant la journée. À cette période, leur agenda est bien rempli et les préparatifs pour l’hibernation battent leur plein. Il s’agit alors de faire le plein de graisse pour les mois froids. En novembre, l’animal se recroqueville et hiberne jusqu’en mars.

Les avantages des hérissons dans le jardin

Dans un territoire de hérissons, rien ne reste longtemps à l’abandon. Cet animal utile fait le ménage, se nourrit de charognes et mange des insectes, des coléoptères, des chenilles, des vers blancs et des escargots. Grâce à leur museau pointu, ils aèrent même le sol et ameublissent la terre du jardin.

Créer des habitats pour les hérissons

Les hérissons adorent se promener dans les coins légèrement à l’abandon du jardin. Ils trouvent un refuge idéal dans les haies denses, les vergers traditionnels ou encore un tas de feuilles mortes ou de bois mort. Ils offrent également un abri hivernal bienvenu aux habitantes et aux habitants du jardin. Comme la nourriture se fait rare en automne, vous pouvez leur mettre à la disposition un peu de nourriture sèche pour hérissons, des flocons d’avoine ou des cacahuètes non salées, ainsi qu’un bol d’eau. Ne leur donnez toutefois pas de lait, car ils ne le supportent pas. Cela leur provoque des diarrhées. Êtes-vous un peu bricoleur ? Dans ce cas, construisez un abri en bois pour les hérissons. La maisonnette doit mesurer au moins 40 sur 60 centimètres. L’espace de sommeil et celui pour manger sont séparés par une cloison percée d’un passage. Non seulement cette maisonnette constitue un abri d’hiver idéal, mais le hérisson s’en sert aussi volontiers comme refuge pendant la journée en été.

Les dangers qui menacent le hérisson

La voiture compte parmi les plus grands ennemis du hérisson. Mais même dans le jardin, certains dangers le guettent, comme par exemple la tondeuse à gazon ou le robot tondeuse. En cas de danger, cet animal crépusculaire et nocturne se recroqueville, fait le mort et risque d’être écrasé par le robot tondeuse, ce qui peut le blesser gravement. Veillez à n’utiliser la tondeuse à gazon dans votre jardin que pendant la journée. Évitez d’utiliser des produits phytosanitaires chimiques. Si le hérisson mange un escargot tué par un granulé anti-limaces, cela peut également lui être fatal.

Les chauves-souris

Dans le jardin, les chauves-souris sont de vaillantes chasseuses d’insectes et peuvent ainsi protéger vos plantes contre les nuisibles. Ces animaux nocturnes se sentent particulièrement à l’aise dans un jardin naturel. Nous vous présentons ici cet animal utile.

Les chauves-souris : en bref

Les chauves-souris (Microchiroptera) ont un pelage brun et dense. Celui-ci est légèrement plus foncé sur le dos que sur le ventre. Leurs yeux sont petits, noirs et dépourvus de cils. Grâce à leurs canines acérées et pointues, elles brisent sans peine de nombreux insectes. Leur petit museau ressemblant à celui d’une souris et leurs oreilles arrondies rappellent les rongeurs. Grâce à leurs griffes puissantes, ces animaux nocturnes peuvent se suspendre la tête en bas au plafond pendant la journée pour dormir. Les chauves-souris font partie, avec les chauves-souris frugivores, de la famille des chiroptères (Chiroptera). La plupart des chauves-souris européennes ne dépassent pas huit centimètres. En Suisse, la pipistrelle de Nathusius (Pipistrellus nathusii) et la pipistrelle commune (Pipistrellus pipistrellus), dont la taille corporelle varie de trois à cinq centimètres, comptent parmi les plus petites espèces présentes sur notre territoire. Les plus grandes espèces de chauves-souris sont la chauve-souris à ailes larges (Eptesicus serotinus), le grand noctule (Nyctalus noctula) et le grand myotis (Myotis myotis), qui mesurent entre six et huit centimètres de long et possèdent une envergure impressionnante d’environ 40 centimètres. On recense environ 900 espèces de chauves-souris dans le monde, dont 30 en Suisse à l’heure actuelle. Les espèces indigènes sont toutes gravement menacées et font l’objet d’une protection stricte.

La nourriture des chauves-souris

Toutes les espèces de chauves-souris présentes en Europe sont insectivores. Elles se nourrissent de préférence de papillons de nuit, de moustiques, de coléoptères et de toutes sortes d’autres insectes. Seules les trois espèces de chauves-souris vampires, originaires d’Amérique, correspondent au cliché de la chauve-souris aux dents pointues qui suce le sang. Dans les régions tropicales et subtropicales, on trouve en revanche de nombreuses chauves-souris végétariennes qui se nourrissent de fruits et de nectar.

Le mode de vie des chauves-souris

Les chauves-souris sont des animaux nocturnes. Après avoir passé la journée à dormir dans les arbres, les pignons de toit ou les grottes, elles partent à la chasse au crépuscule. En été, elles accumulent une épaisse couche de graisse qui leur permet de passer l’hiver sans encombre. Les chauves-souris sont des créatures très fidèles. Elles conservent généralement le gîte d’été qu’elles ont choisi. Après la période d’accouplement, qui s’étend de la fin de l’été à l’automne, elles migrent vers leurs gîtes d’hiver, qui peuvent souvent se trouver à plusieurs centaines de kilomètres de leur habitat estival. On les trouve alors par centaines, blotties les unes contre les autres, dans les clochers et les ruines pendant les mois d’hiver.

Les avantages des chauves-souris dans le jardin

Dans le jardin, ces chasseurs d’insectes assidus déciment les carpocapses du prunier et du pommier, les sphinx, les moustiques, les mouches piquantes, les mites et bien d’autres nuisibles. Malheureusement, l’utilisation de produits phytosanitaires chimiques empêche les chauves-souris de trouver suffisamment de nourriture et les a privées de leurs moyens de subsistance dans de nombreux endroits. Si vous apercevez ces animaux dans votre jardin, c’est le signe d’une nature intacte.

Créer des habitats pour les chauves-souris

Si vous souhaitez attirer des chauves-souris dans votre jardin, vous devez l’aménager de manière à favoriser les insectes et à le rendre le plus naturel possible. Évitez d’utiliser des produits phytosanitaires chimiques. Ainsi, ces animaux trouveront une bonne source de nourriture dans votre jardin. En été, les chauves-souris ont besoin de suffisamment d’eau. Elles aiment donc faire une pause près d’un étang ou d’un plan d’eau lorsqu’elles survolent la région. Offrez à ces animaux nocturnes suffisamment de possibilités d’abri autour de la maison ou dans la remise. Il n’est pas rare de trouver des chauves-souris dans les combles, derrière les volets ou à la cave. Des nichoirs spéciaux pour chauves-souris servent de lieux de sommeil et de nidification bienvenus à ces acrobates des airs. Saviez-vous que les excréments de chauves-souris constituent en outre un excellent engrais de jardin ?

Un jardin accueillant pour les oiseaux

Les jardins offrent de nombreuses possibilités pour créer des habitats proches de la nature destinés aux oiseaux indigènes. Voici quelques conseils pour aménager le jardin idéal où mésanges, moineaux, rouges-gorges et autres espèces se sentiront à l’aise.

Un jardin accueillant pour les oiseaux est un jardin proche de la nature qui offre des habitats variés. Même de petites mesures suffisent pour y parvenir. Par exemple, plantez des vivaces sauvages dans les parterres de fleurs ou des arbustes indigènes dans les massifs boisés. L’essentiel : renoncer aux produits chimiques, ne tondre certaines parties de la pelouse ou de la prairie que deux à trois fois par an, aménager des prairies fleuries, planter des arbustes indigènes en groupes, installer des arbres fruitiers à haute tige.

Les bonnes plantes pour les oiseaux indigènes

Les plantes indigènes offrent nourriture et abri aux espèces d’oiseaux locales. Les meilleures plantes pour les oiseaux indigènes :

pommier sauvage (Malus silvestris), amélanchier à feuilles rondes (Amelanchier rotundifolia), cornouiller sanguin (Cornus sanguinea), cornouiller des bois (Cornus mas), chèvrefeuille noir (Lonicera nigra), chèvrefeuille rouge (Lonicera xylosteum), chèvrefeuille des bois (Lonicera periclymenum), cerisier des oiseaux (Prunus avium), cerisier des bois (Prunus padus), prunellier (Prunus spinosa), houx commun (Ilex aquifolium), genévrier commun (Juniperus communis), sureau noir (Sambucus nigra), viorne laineuse (Viburnum lantana), fusain d’Europe (Euonymus europaeus), charme (Carpinus betulus), le lierre (Hedera helix), le bourdaine (Frangula alnus), le noisetier (Corylus avellana).

Les arbustes épineux indigènes denses, tels que les rosiers sauvages, les mûres ou les plantes grimpantes comme les clématites, le chèvrefeuille des jardins (Lonicera caprifolium) ou les glycines, ainsi que les arbres fruitiers à haute tige et les tournesols, sont également très précieux.

Lors du choix des plantes, tenez compte de l’emplacement (ensoleillement, mi-ombre ou ombre) et de l’altitude. Prenez également en considération les exigences en matière de sol : humide, riche en humus, sableux ou sec.

L’aubépine et le sorbier sont des plantes hôtes du feu bactérien, une maladie qui provoque la mort des arbres fruitiers. Bien que ces espèces soient précieuses pour les oiseaux, vous ne devez pas les planter dans les jardins situés dans des zones de culture fruitière.

Créez des sites de nidification précieux grâce aux nichoirs

De nombreuses espèces d’oiseaux indigènes souffrent d’un manque de cavités naturelles en raison de la forte urbanisation. Les nichoirs, qui remplacent les sites de nidification naturels, peuvent favoriser l’implantation et la pérennité des oiseaux indigènes. Ils leur offrent ainsi une protection contre les prédateurs, le froid, la chaleur ou la pluie. Le type de nichoir et son emplacement dépendent des habitudes de nidification des oiseaux.

Les oiseaux nichant dans des cavités, comme les mésanges, les moineaux ou les sittelles, ont besoin d’un nichoir doté d’un petit trou d’entrée. Alors qu’un diamètre d’environ 30 mm suffit pour la plupart des espèces de mésanges, il peut aller jusqu’à 35 mm pour les moineaux et jusqu’à 45 mm pour les sittelles. Vous devez suspendre les nichoirs à 2-3 mètres au-dessus du sol, de préférence à un bout de branche ou à une branche latérale, de manière à les rendre le plus difficile possible d’accès pour les chats et les martres. Orientez les trous d’entrée vers l’est ou le sud-est et veillez à ce que le nichoir se trouve à l’ombre ou à la mi-ombre pendant la journée.

Pour les oiseaux nichant dans des demi-cavités ou des niches (rouge-queue, rouge-gorge, gobe-mouche gris), les nichoirs ouverts à l’avant conviennent particulièrement bien. Comme ces oiseaux sont plus vulnérables aux prédateurs, vous pouvez également utiliser des nichoirs dotés de deux trous d’entrée ovales ou des structures protégées par des tiges de bois verticales. Pour leur installation, privilégiez les recoins tranquilles sous les avant-toits ou les auvents, les poutres et les balcons. Veillez à ce que l’emplacement ne soit pas exposé au soleil toute la journée et qu’il soit difficile d’accès pour les chats et les martres.

Les espèces de martinets (martinet noir, martinet pâle, martinet alpin) préfèrent, dans la nature, des sites de nidification situés dans des cavités sombres en hauteur, avec la possibilité d’un accès direct. Les personnes qui installent les nichoirs doivent donc les placer à une hauteur minimale de 3 à 6 mètres. Les avant-toits ou les balcons couverts conviennent particulièrement bien.

Les martinets communs nichent en colonies. Il est donc conseillé de toujours installer plusieurs nichoirs. Là encore, choisissez un emplacement à l’abri du soleil direct, de l’humidité et du froid.

Vous pouvez acheter les nichoirs auprès de la station ornithologique, des associations de protection des oiseaux, dans divers ateliers pour personnes en situation de handicap ou encore dans des jardineries.

Installez les nichoirs en février afin que les oiseaux puissent s’y installer à temps pour la saison de reproduction. Un nettoyage à la fin de l’été permet d’éliminer la saleté et les parasites.

Nourrir les oiseaux en hiver

Dès qu’un manteau neigeux recouvre le sol, les sources de nourriture pour les oiseaux se raréfient considérablement. C’est alors que les mangeoires peuvent leur venir en aide. Cela leur permet de bien passer l’hiver.

Pourquoi nourrir les oiseaux en hiver ?

Les oiseaux se préparent aux températures hivernales à la fin de l’été en muant. Un plumage intact et isolant est essentiel pour passer l’hiver. Pour se protéger du froid, les oiseaux gonflent leur plumage et essaient d’adopter une posture aussi arrondie que possible. Cependant, plus les nuits d’hiver sont froides, plus leur dépense énergétique est importante et plus leur perte de poids est importante. Ils doivent trouver de quoi subvenir à leurs besoins quotidiens et constituer des réserves de graisse suffisantes pour la nuit. Les pics épeiches, les mésanges et les sittelles cherchent dans les fissures de l’écorce des arbres des insectes et des araignées qui tentent d’y hiverner. Mais ils apprécient également toutes sortes de graines. Les grives se régalent de baies et de fruits. De nombreuses espèces d’oiseaux constituent des réserves dans des cachettes. Le geai, par exemple, collectionne les glands. Si vous laissez en place des plantes fanées comme les tournesols et les cardères, vous pouvez y observer des chardonnerets et des mésanges des marais. Dès qu’un manteau neigeux recouvre le sol, l’offre en graines est fortement réduite. Vous pouvez alors leur venir en aide grâce à des mangeoires.

Comment installer correctement des mangeoires pour oiseaux

Placez les mangeoires à proximité d’arbres et de buissons. Elles servent de refuges en cas de danger. Les chats aiment guetter les oiseaux qui picorent. Veillez à ce que la mangeoire n’offre aucune possibilité d’approche furtive dans un rayon de deux mètres. Respectez une distance suffisante par rapport aux baies vitrées. Les mésanges, en particulier les mésanges bleues, s’accrochent la tête en bas à une boule de graines, ce sont d’admirables acrobates. Les pinsons, les verdiers et les rouges-gorges ne peuvent pas s’agripper aussi bien et préfèrent picorer les graines en position debout. Les mangeoires sont adaptées à ces espèces d’oiseaux. La nourriture ne doit pas être mouillée. Veillez donc à ce que la mangeoire soit équipée d’un toit. De plus, les oiseaux ne doivent pas pouvoir se poser dans la nourriture (risque de contamination par les fientes). Si cela se produit malgré tout, nettoyez la mangeoire à l’eau chaude. Réduisez progressivement l’apport de nourriture à la fin de l’hiver. Installez les mangeoires sur pied à une hauteur d’au moins 1,5 à 1,8 mètre. Attachez des branches épineuses orientées vers le bas à mi-hauteur. Elles protègent contre les martres et les chats.

Quelle nourriture convient à quelle espèce d’oiseau ?

Selon l’espèce d’oiseau, on distingue généralement trois types d’alimentation : les graines, la nourriture molle et les mélanges :

Les granivores, comme le pinson des arbres, le bouvreuil et le moineau. Ils se nourrissent de graines de tournesol, de chanvre, de pavot, de lin et de chardon. L’avoine concassée, le blé, l’orge, le seigle, le millet ou le maïs sont moins appréciés. Récoltez les gousses de vesce, de chardon, d’onagre, de plantain, de renouée et de graminées en panicule, ou les graines d’érable, de tilleul, d’aulne et de bouleau, puis placez-les dans un sac en tissu perméable à l’air et laissez-les sécher dans un endroit chaud, répandues sur du papier journal.

Les oiseaux se nourrissant d’aliments mous et d’insectes, tels que le merle noir, le rouge-gorge et l’accenteur brun. Leur alimentation se compose de flocons d’avoine, de raisins secs et de fruits, de noix et de noisettes finement concassées, de graisse et de fromage blanc. La graisse destinée aux boules pour mésanges est constituée d’un mélange de graisses animales et végétales (saindoux de bœuf et de porc, sans sel), auquel vous ajoutez, selon les besoins alimentaires, des graines fines et des grains grossiers. Vous pouvez facilement préparer vous-même une pâte molle et friable : 200 g de flocons d’avoine ou d’autres céréales, 200 g de chapelure ou de miettes de biscuit, 150 g de baies sauvages surgelées décongelées, 100 g de raisins secs ou de raisins de Corinthe trempés, 100 g de fruits, quatre œufs durs coupés en petits morceaux. Mélangez le tout et ne donnez que des portions de 100 g. Congelez les restes.

Mélange alimentaire composé de graines, de noisettes, de noix et de cacahuètes, de graines de tournesol, de flocons d’avoine et d’insectes riches en protéines tels que les chenilles. Les mélanges alimentaires pour oiseaux d’extérieur disponibles dans le commerce contiennent des insectes ou des ajouts riches en protéines sous forme séchée ou en conserve. Pour ces mélanges, vérifiez la date de péremption. Vous trouverez également dans le commerce des mélanges alimentaires complets, adaptés à certaines espèces d’oiseaux telles que les pinsons, les mésanges, les grives ou les troglodytes.

Élever des animaux de ferme dans le jardin

Élever des poules

Des œufs frais et savoureux provenant de son propre élevage, c’est ce dont rêvent beaucoup de gens. Mais élever des poules chez soi n’est pas seulement exigeant, cela implique également de nombreuses contraintes.
Découvrez tout ce que vous devez savoir sur l’élevage de poules dans votre propre jardin.

Poule brune dans le jardin, devant un poulailler destiné à l'élevage de poules en Suisse

Élever des oies

Un chien de garde qui tond également la pelouse : élever des oies présente des avantages. Ces animaux ont toutefois besoin de beaucoup d’espace et d’un accès à un étang où nager.
Conseils pour élever des oies dans votre jardin.

Deux oies dans un pré, devant leur enclos.
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