Ne rien déclarer : mauvaise idée
Les dispositions légales relatives à l’échange automatique d’informations sont entrées en vigueur en Suisse le 1er janvier 2017. Ainsi, les banques doivent collecter les données à partir de 2017 et les échanger avec les États partenaires de la Suisse dans le cadre de l’EAI à compter du 1er janvier 2018. Depuis ce moment, les banques transmettent les données relatives à leur clientèle étrangère aux administrations fiscales nationales. Actuellement, plus de 100 pays, notamment tous les États membres de l’UE, participent à ce programme. En principe, les administrations fiscales échangent uniquement les informations relatives aux comptes et aux dépôts de titres. Mais ces données peuvent permettre aux administrations de découvrir des indices concernant des biens immobiliers non déclarés. Les personnes prises en flagrant délit doivent déclarer leur fortune et leurs revenus rétroactivement sur dix ans au taux le plus élevé, s’acquitter d’intérêts moratoires, ainsi que d’une amende. Les héritières et les héritiers de biens immobiliers non déclarés s’en sortent avec un paiement rétroactif sur trois ans.