Quand considérer qu’un héritage est accepté ?
Il arrive parfois qu’on vous demande de présenter un certificat d’héritier lorsque vous recueillez des informations sur la situation financière. Attention : le fait de demander un certificat d’héritier est généralement considéré comme une acceptation tacite de la succession. Cette demande constitue un acte qui montre que vous agissez en tant qu’héritière ou héritier et que vous souhaitez accepter la succession. Demandez donc si l’acte de décès accompagné d’un extrait du registre d’état civil suffit.
Si plusieurs héritières et héritiers sont concernés, chaque héritière et chaque héritier doit déclarer par écrit qu’elle ou il accepte la succession. Les héritières et héritiers doivent ensuite remettre ces déclarations au tribunal de district lors de la demande de certificat d’héritier. Dans le cas d’une communauté héréditaire, l’autorité délivre un certificat d’héritier commun qui mentionne nommément toutes les héritières et tous les héritiers. Celui-ci atteste que l’ensemble de la communauté héréditaire est habilitée à gérer la succession et à en disposer.
Conformément à l’article 571 CC, les héritières et les héritiers perdent leur droit de renonciation dès qu’ils…
- … demandent un certificat d’héritier auprès du tribunal de district,
- … laissent expirer le délai de trois mois,
- … s’approprient des biens de la succession ou
- … s’immiscent dans la succession et paient des factures sur le compte de la personne décédée, retirent de l’argent ou vident (ou font vider) le logement de la personne décédée.
La renonciation à la succession est présumée lorsque « l’insolvabilité du défunt au moment de son décès est constatée officiellement ou est manifeste » (article 566 CC). Dans ce cas, vous devez accepter expressément la succession.