Comment concevoir correctement un escalier ?
Les escaliers constituent un véritable défi dans un plan d’étage. En effet, ils traversent le plan de coupe horizontal et forment vers le bas un « toit en pente » interne, sous lequel il est parfois possible d’aménager un espace de rangement. De plus, la pente de l’escalier n’est pas visible sur le plan d’étage. Un rapport de pente agréable obéit à la formule a = 2s: la largeur d’une marche correspond à deux hauteurs, c’est-à-dire à deux distances entre les marches. Lorsque l’escalier suit une courbe, par exemple dans le cas d’un escalier en colimaçon, vous devez respecter le rapport de pente au milieu de la marche. Sur le plan, vous devez également réfléchir à l’endroit où l’escalier commence et où il se termine. Tant en haut qu’en bas, le corps doit pouvoir entamer la montée ou la descente de manière agréable. Souvent, des marches d’accès et de sortie aux dimensions généreuses facilitent cette « entrée ».
La construction d’escaliers est l’affaire de spécialistes
Vous devez dimensionner soigneusement les escaliers à l’aide de plans en élévation et de coupes, puis faire appel à des entreprises spécialisées qui installeront les marches de manière correcte et conforme à la législation. Qu’ils soient en béton armé, en maçonnerie, en pierre artificielle ou naturelle, en bois, en acier, en fonte ou en verre, voire en plastique transparent : les escaliers peuvent être réalisés dans presque toutes les formes et tous les types de construction.
En ce qui concerne les méthodes de construction, on distingue deux catégories : les escaliers massifs sont généralement en béton armé ; on peut les réaliser sur place ou les monter à partir d’éléments préfabriqués. Une alternative est constituée par les escaliers encastrés, dans lesquels les marches individuelles s’insèrent dans des rainures fraisées dans les limons latéraux et se fixent à l’aide de vis d’escalier. Contrairement à ces escaliers à limons, dans les escaliers à poutres, les marches reposent sur une poutre porteuse. Les escaliers en porte-à-faux constituent une autre variante. On y trouve des constructions dans lesquelles les marches sont ancrées d’un seul côté dans le mur, mais aussi des escaliers qui ne présentent un point d’appui qu’en bas et en haut.
Pour tout escalier, n’oubliez pas la balustrade ni la main courante. La loi prescrit souvent ces éléments, qui doivent respecter les normes. Ils garantissent la sécurité et peuvent apporter une touche esthétique supplémentaire à un escalier. Placez les mains courantes à une hauteur comprise entre 80 cm et 115 cm ; mesurez du bord avant de la marche jusqu’au bord supérieur de la main courante. Il convient de rappeler ici qu’un escalier constitue un obstacle à l’accessibilité. Dans les bâtiments publics ou les établissements ouverts au public, vous devez prévoir, en plus d’un escalier d’entrée, une rampe dont la pente maximale ne doit pas dépasser 7 %.