Les principales modifications
La suppression prévue de la valeur locative ne constitue pas simplement une modification législative, mais un changement de système entraînant des modifications fondamentales pour les propriétaires immobiliers. Les points essentiels sont les suivants :
- La suppression de la valeur locative entraîne une baisse du revenu imposable des propriétaires de logements. Ceux-ci pourraient donc réaliser des économies d’impôts à ce titre.
- Les propriétaires ne pourront plus déduire les frais d’entretien et de rénovation ni au niveau fédéral ni au niveau cantonal. Les impôts seront donc à nouveau plus élevés sur ce plan.
- Les contribuables ne pourront plus déduire les investissements dans les économies d’énergie de l’impôt fédéral. Les cantons pourront toutefois continuer à accorder la déduction pour les économies d’énergie et la protection de l’environnement jusqu’en 2050 au plus tard.
- Les déductions fiscales pour les intérêts passifs privés sur un logement occupé par les propriétaires ne sont plus possibles.
- Une exception s’applique aux premiers acquéreurs à un bien immobilier exclusivement occupé à titre de résidence principale : ils pourraient bénéficier d’une déduction limitée des intérêts d’emprunt pendant dix ans. La première année, la déduction s’élève à 10’000 francs pour les personnes mariées et à 5’000 francs pour les personnes seules. Par la suite, ce montant diminue de 10 % par an.
Les personnes qui bénéficieront de ce changement de régime, et dans quelle mesure, dépendront de leur situation individuelle. Les principaux facteurs influençant la charge fiscale sont les suivants :
- le niveau des taux d’intérêt hypothécaires
- le montant de la dette hypothécaire
- l’état du logement occupé par son propriétaire / les besoins de rénovation
- l'emplacement
- le montant du revenu imposable
Concrètement, cela signifie que vous ne pouvez plus utiliser les prêts hypothécaires à des fins d’optimisation fiscale. Il devient moins intéressant de contracter un prêt hypothécaire aussi élevé que possible, car les intérêts débiteurs ne sont plus déductibles fiscalement. Afin de réduire la charge d’intérêts, les acheteuses et les acheteurs devraient, dans la mesure du possible, apporter davantage de fonds propres et amortir leur prêt hypothécaire plus rapidement.
Pour les jeunes acheteuses et les jeunes acheteurs potentiels en particulier, il devrait donc devenir (encore) plus difficile de satisfaire aux critères de capacité financière que les banques leur imposent lors de l’achat d’un bien immobilier.