Conjoints et partenaires enregistrés
Outre les parents par le sang, les conjoints survivants ou les partenaires enregistrés survivants ont un droit successoral légal. Les unes et les uns jouissent des mêmes droits et la loi les traite de la même manière. Le montant de leur héritage dépend de la composition de la famille. S’il y a des descendants, leur part successorale légale s’élève à la moitié. Par exemple, si une femme mariée décède en laissant trois enfants et une succession de 300 000 francs, son mari hérite de 150 000 francs et les trois enfants se partagent les 150 000 francs restants, chaque enfant recevant ainsi 50 000 francs. Important à savoir : la loi ne réglemente pas le concubinage, y compris en matière de droit successoral. C’est pourquoi, même avec le nouveau droit successoral, les concubines et les concubins n’ont aucun droit légal à l’héritage. Toutefois, depuis début 2023, les testatrices et les testateurs peuvent les favoriser dans un pacte successoral ou un testament en leur accordant une part librement disponible plus élevée (la moitié au lieu de trois huitièmes).