Y a-t-il des pièges dont il faut tenir compte lors de la rénovation énergétique, afin d’éviter des répercussions négatives sur la valeur du bien immobilier ?
Oui, il y en a effectivement plusieurs. Il y a tout d’abord une planification insuffisante, qui n’a pas tenu compte de l’interaction entre les mesures de rénovation énergétique évoquée au début, ou qui n’a pas déterminé avec précision la motivation à l’origine de la rénovation du bien immobilier.
Il existe également des différences cantonales concernant le CECB, que vous devez bien connaître si vous souhaitez bénéficier de subventions. Le fait que ces dernières ne soient pas sollicitées constitue également un piège potentiel, tout simplement parce que les propriétaires immobiliers ne sont pas conscients de cette possibilité.
Dans certains cantons, l’établissement d’un CECB est une condition préalable à l’obtention de subventions. De plus, il existe des cantons où le montant des subventions détermine s’il est nécessaire d’établir un CECB. Pour les subventions supérieures à CHF 10'000 issues du Programme Bâtiments, l’établissement d’un CECB Plus est obligatoire.
Une erreur fréquente consiste également à ne pas documenter suffisamment le projet de rénovation. Les factures et les justificatifs, par exemple pour l’établissement du CECB, sont nécessaires tant pour la demande de subventions que, par la suite, pour la déduction fiscale des frais.
Enfin, soyez conscient que les mesures visant à augmenter la valeur du bien immobilier peuvent également entraîner une surévaluation de celui-ci. Imaginons deux voisins vivant dans deux maisons similaires. Tous deux souhaitent rénover leur maison sur le plan énergétique.
L’un d’eux opte pour une rénovation complète et investit dans des matériaux et des technologies coûteux, qui dépassent les normes du marché. L’autre adopte une approche plus ciblée dans le choix des mesures et opte pour des matériaux et des technologies moins onéreux, mais néanmoins de grande qualité.
Une fois les travaux de rénovation terminés dans les deux maisons, les évaluateurs réexaminent la valeur marchande générale du quartier et il s’avère alors que :
- Le premier voisin a tant investi que la valeur de sa maison dépasse désormais ce que le marché est prêt à offrir. Il a du mal à obtenir ce prix lors de la vente.
- La nouvelle valeur de la maison du deuxième voisin est en revanche plus proche de la moyenne du marché. Ses investissements modérés étaient mieux adaptés. Lorsqu’il souhaite vendre sa maison au prix souhaité, il n’a pratiquement aucune difficulté.
Pour éviter une surévaluation, il est fortement recommandé de faire appel à des spécialistes pour le conseil et la planification des mesures de rénovation.
Bon à savoir
Il faut toujours signaler les rénovations importantes à l’assurance immobilière. En raison de l’augmentation de la valeur, une nouvelle estimation et un ajustement de la somme assurée peuvent s’avérer nécessaires, afin d’éviter une sous-assurance en cas de sinistre. Vous devez en outre assurer séparément les systèmes solaires contre les dommages, tels que le bris de glace. Vous trouverez ci-dessous plus d’informations sur l’assurance adaptée à votre projet de rénovation.