Désigner son conjoint ou sa conjointe comme bénéficiaire dans son testament
Outre le contrat de mariage, les conjoints peuvent, dans leur testament, se favoriser mutuellement et limiter la part réservataire de leurs enfants. Avec le nouveau droit successoral, en vigueur depuis début 2023, les conjoints disposent d’une plus grande marge de manœuvre pour se désigner comme bénéficiaires.
- Les conjointes et les conjoints ou les partenaires enregistrées et enregistrés ont, comme auparavant, droit à la moitié de leur part successorale légale, soit 25 % de la succession totale.
- Les enfants et petits-enfants n’ont désormais droit qu’à la moitié de leur part successorale légale au lieu de trois quarts, soit 25 % de la succession au lieu de 37,5 %.
- Les parents n’ont plus de droit successoral légal.
La part librement disponible, que vous pouvez répartir selon votre volonté au moyen d’un testament ou d’un pacte successoral, est passée de trois huitièmes à la moitié. Grâce au nouveau droit successoral, vous pouvez par exemple léguer à votre conjoint·e une part plus importante de votre succession qu’auparavant. Si vous attribuez la part réservataire à vos enfants, vos descendants héritent d’un quart de vos biens propres et votre conjoint ou conjointe survivant·e de trois quarts. Si vous souhaitez que votre conjoint ou conjointe survivant·e continue à vivre dans la maison ou l’appartement commun, les couples mariés peuvent s’accorder le droit d’habitation ou l’usufruit.