Et qu’en est-il d’Airbnb ?
En 2022, les hôtes proposaient près de 40 000 maisons, appartements et chambres sur Airbnb en Suisse. De la simple chambre en ville à la villa au bord d’un lac. L’économie collaborative se développe rapidement, mais le droit du bail est à la traîne. C’est pourquoi Airbnb n’est pas encore réglementé par le droit du bail. Les cantons appliquent des règles différentes. À Berne, les autorités restreignent la location d’appartements de vacances et d’affaires dans la vieille ville ; à Genève, les propriétaires peuvent louer leurs appartements à des résidents de courte durée pendant 90 jours au maximum par an ; à Lucerne, les électrices et les électeurs ont accepté l’initiative populaire « Protéger le logement – Réglementer Airbnb» ; et à Zurich, le PS souhaite déposer une initiative similaire à celle de Lucerne.
C’est le canton du Tessin qui va le plus loin avec la Lex Airbnb, en vigueur depuis le 2 décembre 2022. Elle stipule que les propriétaires de logements qui louent en ligne leur maison ou leur appartement de moins de quatre lits pendant plus de 90 jours au total au cours d’une année civile doivent obtenir une autorisation. Le logement n’est alors plus considéré comme une résidence secondaire, mais comme une résidence principale et perd de la valeur.
Le Conseil fédéral a examiné une modification du droit du bail, mais il a rejeté le projet. Conséquence : Airbnb est autorisé. Les locataires doivent simplement demander l’autorisation aux propriétaires s’ils souhaitent louer leur appartement ou une chambre. En principe, les locataires devraient demander l’autorisation aux bailleurs à chaque fois que quelqu’un souhaite réserver leur appartement ou leur chambre. Les locataires et les bailleurs peuvent toutefois convenir qu’il n’est pas nécessaire d’obtenir une autorisation à chaque fois.