Qu’est-ce que l’impôt sur les gains immobiliers ?
L’impôt sur les gains immobiliers s’applique au bénéfice réalisé lors de la vente d’un bien immobilier. Les autorités fiscales le calculent en principe sur la base de la différence entre le prix d’achat et le prix de vente, les investissements reconnus comme valorisants pouvant être déduits du bénéfice. C’est ce qu’on appelle le « bénéfice net » qui est imposé, c’est-à-dire la différence entre le prix de vente et les coûts d’investissement. Outre le prix d’achat initial, ces coûts d’investissement comprennent notamment les investissements visant à augmenter la valeur du bien, les commissions d’agence, les frais de publication d’annonces ainsi que certains droits liés à l’achat et à la vente.
L’impôt sur les gains immobiliers est prélevé lorsqu’un bien immobilier est vendu avec un bénéfice. Les autorités fiscales le calculent à partir de la différence entre le prix d’achat, y compris les frais accessoires d’acquisition, et le prix de vente. Les autorités fiscales déduisent les dépenses reconnues comme augmentant la valeur du bien du bénéfice.
Il s’agit d’un impôt spécial que les cantons régissent. C’est toujours le canton ou la commune dans lequel ou laquelle se trouve le bien immobilier qui fait foi. Dans la plupart des cantons, les autorités imposent individuellement chaque vente immobilière réalisée avec un bénéfice. Dans certains cantons, en revanche, elles prennent en compte la somme des différents bénéfices réalisés au cours d’une période donnée.
Il est donc important que les vendeuses et les vendeurs sachent que l’impôt sur les gains immobiliers n’est pas réglementé de manière uniforme dans toute la Suisse. L’emplacement, la durée de possession, le montant du gain et les règles cantonales déterminent ensemble le montant de l’impôt.
Voici comment l’administration fiscale calcule le bénéfice imposable
Un exemple simple illustre la logique de base du calcul : si un bien immobilier est acheté 600’000 CHF et revendu ultérieurement 900’000 CHF, on obtient dans un premier temps un bénéfice de 300’000 CHF. Si, en outre, des investissements de CHF 50’000 visant à augmenter la valeur du bien sont pris en compte, le bénéfice immobilier imposable est ramené à CHF 250’000.
Selon la réglementation cantonale, d’autres postes peuvent s’ajouter aux frais d’investissement. Dans le canton de Zurich, par exemple, cela comprend le prix d’achat ou, en cas de durée de possession très longue, une valeur vénale antérieure, les dépenses liées aux constructions, aux transformations, aux améliorations foncières et aux améliorations durables, les contributions des propriétaires fonciers, les commissions d’agence, les frais d’annonce ainsi que les droits de mutation lors de l’achat et de la vente.
Plus vous documentez ces frais de manière exhaustive, plus vous pouvez déterminer avec précision le gain imposable. L’absence de justificatifs peut entraîner la non-prise en compte de frais qui seraient normalement déductibles.