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Impôt sur les gains immobiliers en Suisse : ce qu'il faut savoir lors de la vente d'une maison

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L'impôt sur les gains immobiliers en Suisse

Toute personne qui vend une maison, un appartement ou un terrain en Suisse et réalise ainsi un bénéfice doit généralement payer l’impôt sur les gains immobiliers. Les cantons régissent cet impôt, qui peut varier considérablement selon le canton, la durée de possession et le montant du bénéfice. Si vous vous y prenez à l’avance, si vous conservez soigneusement les justificatifs et si vous déclarez correctement les déductions éventuelles, vous pouvez considérablement réduire la charge fiscale.

En un coup d'œil

  • L’impôt sur les gains immobiliers s’applique lorsque vous vendez une maison ou un appartement en réalisant un bénéfice. Chaque canton le régit, et il dépend fortement de la durée de possession. Si vous revendez peu de temps après l’achat, vous paierez nettement plus.
  • L’administration fiscale impose le bénéfice net, c’est-à-dire la différence entre le prix de vente et les coûts d’investissement. Ces derniers comprennent notamment le prix d’achat, les investissements visant à augmenter la valeur du bien, les commissions d’agence ainsi que certains frais liés à l’achat et à la vente.
  • Le bien immobilier sert de garantie pour la dette fiscale ; le canton ou la commune dispose généralement d’un droit de gage. C’est pourquoi vous devez vous assurer qu’une partie du prix d’achat soit mise de côté pour le paiement ultérieur de l’impôt.
  • Selon les cantons, le barème fiscal est proportionnel ou progressif, souvent assorti de majorations en cas de détention de courte durée et de réductions en cas de détention de longue durée. Dans le canton de Genève, le bénéfice est même exonéré d’impôt après 25 ans.
  • Sous certaines conditions, vous pouvez reporter l’impôt sur les gains immobiliers, par exemple lors de l’achat d’un logement à usage personnel en Suisse, ou en cas d’héritage, de donation ou de transferts de propriété relevant du régime matrimonial.

Qu’est-ce que l’impôt sur les gains immobiliers ?

L’impôt sur les gains immobiliers s’applique au bénéfice réalisé lors de la vente d’un bien immobilier. Les autorités fiscales le calculent en principe sur la base de la différence entre le prix d’achat et le prix de vente, les investissements reconnus comme valorisants pouvant être déduits du bénéfice. C’est ce qu’on appelle le « bénéfice net » qui est imposé, c’est-à-dire la différence entre le prix de vente et les coûts d’investissement. Outre le prix d’achat initial, ces coûts d’investissement comprennent notamment les investissements visant à augmenter la valeur du bien, les commissions d’agence, les frais de publication d’annonces ainsi que certains droits liés à l’achat et à la vente.

L’impôt sur les gains immobiliers est prélevé lorsqu’un bien immobilier est vendu avec un bénéfice. Les autorités fiscales le calculent à partir de la différence entre le prix d’achat, y compris les frais accessoires d’acquisition, et le prix de vente. Les autorités fiscales déduisent les dépenses reconnues comme augmentant la valeur du bien du bénéfice.

Il s’agit d’un impôt spécial que les cantons régissent. C’est toujours le canton ou la commune dans lequel ou laquelle se trouve le bien immobilier qui fait foi. Dans la plupart des cantons, les autorités imposent individuellement chaque vente immobilière réalisée avec un bénéfice. Dans certains cantons, en revanche, elles prennent en compte la somme des différents bénéfices réalisés au cours d’une période donnée.

Il est donc important que les vendeuses et les vendeurs sachent que l’impôt sur les gains immobiliers n’est pas réglementé de manière uniforme dans toute la Suisse. L’emplacement, la durée de possession, le montant du gain et les règles cantonales déterminent ensemble le montant de l’impôt.

Voici comment l’administration fiscale calcule le bénéfice imposable

Un exemple simple illustre la logique de base du calcul : si un bien immobilier est acheté 600’000 CHF et revendu ultérieurement 900’000 CHF, on obtient dans un premier temps un bénéfice de 300’000 CHF. Si, en outre, des investissements de CHF 50’000 visant à augmenter la valeur du bien sont pris en compte, le bénéfice immobilier imposable est ramené à CHF 250’000.

Selon la réglementation cantonale, d’autres postes peuvent s’ajouter aux frais d’investissement. Dans le canton de Zurich, par exemple, cela comprend le prix d’achat ou, en cas de durée de possession très longue, une valeur vénale antérieure, les dépenses liées aux constructions, aux transformations, aux améliorations foncières et aux améliorations durables, les contributions des propriétaires fonciers, les commissions d’agence, les frais d’annonce ainsi que les droits de mutation lors de l’achat et de la vente.

Plus vous documentez ces frais de manière exhaustive, plus vous pouvez déterminer avec précision le gain imposable. L’absence de justificatifs peut entraîner la non-prise en compte de frais qui seraient normalement déductibles.

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Quels frais et quels investissements déduire ?

En principe, vous ne pouvez déduire que les investissements qui augmentent durablement la valeur du bien immobilier. Cela comprend, par exemple, l’aménagement des combles ou de la cave, la construction d’un balcon ou d’une véranda, le remplacement d’une ancienne cuisine par une nouvelle cuisine haut de gamme, ainsi que l’installation d’un système de chauffage moderne ou d’un système solaire.

En revanche, les frais d’entretien purs, tels que les réparations, les travaux de peinture, l’entretien général, les frais de nettoyage ou l’entretien du jardin, ne sont pas déductibles au titre de l’impôt sur les gains immobiliers. De même, le simple remplacement d’installations existantes sans amélioration substantielle n’est généralement pas considéré comme un investissement générateur de plus-value.

Il est également important de bien distinguer les rénovations énergétiques. Des mesures telles que l’isolation thermique, le remplacement des fenêtres ou l’installation d’un nouveau système de chauffage peuvent certes augmenter la valeur d’un bien immobilier. Toutefois, sur le plan fiscal, l’administration ne peut les prendre en compte au titre de l’impôt sur les gains immobiliers que si vous ne les avez pas déjà déclarées au titre de l’impôt sur le revenu. Une double déductibilité est exclue.

En résumé : les investissements générateurs de plus-value réduisent le gain immobilier imposable, contrairement aux mesures visant uniquement à maintenir la valeur. C’est pourquoi il est judicieux de conserver soigneusement les factures, les justificatifs de paiement et les documents relatifs au projet pendant toute la durée de possession.

À combien s’élève l’impôt sur les gains immobiliers ?

Le montant de l’impôt sur les gains immobiliers dépend de plusieurs facteurs. Dans de nombreux cantons, plus le gain réalisé est élevé, plus le taux d’imposition est élevé. Dans certains cantons, le taux d’imposition peut atteindre 40 %.

Selon les cantons, on applique un barème proportionnel ou progressif. Certains cantons utilisent un taux d’imposition proportionnel, d’autres un barème progressif. Presque partout, la durée de détention joue également un rôle central : celui ou celle qui revend un bien immobilier peu après l’avoir acheté en réalisant un bénéfice paie généralement beaucoup plus. Cette mesure vise à taxer plus lourdement les plus-values spéculatives à court terme.

De nombreux cantons accordent des abattements en cas de longue durée de détention, car une partie du bénéfice peut être due à l’inflation. Dans le canton de Zurich, par exemple, des majorations s’appliquent en cas de durée de détention très courte et des abattements en cas de longue durée de détention. Le canton de Genève renonce même totalement à l’impôt sur les gains immobiliers après 25 ans.

Ainsi, un même bénéfice de cession peut entraîner des conséquences fiscales très différentes selon le canton et la durée de détention. Toute personne envisageant une vente devrait donc vérifier suffisamment tôt les règles cantonales ou utiliser un calculateur en ligne que le canton concerné met à disposition.

Exemple : l’impôt sur les gains immobiliers dans le canton de Zurich

Dans le canton de Zurich, le bénéfice est imposé de manière progressive. Si une propriétaire ou un propriétaire vend une maison individuelle avec un bénéfice net de 75 000 CHF, l’impôt sur les gains immobiliers s’élève à 20 650 CHF selon le barème de base. Les autorités imposent alors différents paliers de bénéfice à des taux différents.

De plus, des majorations ou des réductions peuvent s’ajouter dans le canton de Zurich. En cas de vente après moins d’un an, une majoration de 50 % s’applique au barème de base ; après moins de deux ans, la majoration est de 25 %. Pour les durées de détention plus longues, des réductions sont accordées, par exemple 20 % après dix ans et 50 % après 20 ans ou plus.

Cet exemple montre à quel point la durée de détention peut influencer le montant de l’impôt. Une vente quelques mois après l’achat peut s’avérer nettement plus coûteuse sur le plan fiscal qu’une vente après plusieurs années.

Qui paie l’impôt sur les gains immobiliers ?

En principe, la personne assujettie à l’impôt est celle qui vend le bien immobilier, c’est-à-dire la propriétaire ou le propriétaire. Le bien immobilier lui-même est généralement grevé de la dette fiscale, car le canton ou la commune dispose souvent d’un droit de gage.

Si la vendeuse ou le vendeur ne s’acquitte pas de l’impôt sur les gains immobiliers, la collectivité publique peut, dans certaines circonstances, exiger la réalisation du bien immobilier. C’est pourquoi il convient de veiller, lors de la vente, à ce qu’une partie du prix d’achat soit retenue en vue du paiement ultérieur de l’impôt.

Les acheteuses et les acheteurs ont donc eux aussi intérêt à ce que la question fiscale soit réglée de manière claire. Dans la pratique, il peut être judicieux de calculer l’impôt prévisionnel avant même le transfert de propriété et d’en tenir compte dans le contrat.

Dans quels cas obtenir un report d’impôt ?

Dans certains cas, vous n’avez pas à acquitter immédiatement l’impôt sur les gains immobiliers. Vous pouvez notamment obtenir un report d’impôt en cas d’héritage ou de donation au sein de la famille, lors du remplacement d’un logement occupé par son propriétaire, ainsi que lors de transferts de propriété entre conjoints ou dans le cadre d’un divorce.

L’achat d’un nouveau logement à usage personnel en Suisse constitue un cas important. Toute personne qui réinvestit le produit de la vente de son ancienne maison ou de son ancien appartement à usage personnel dans un nouveau logement à usage personnel peut, selon le canton, bénéficier d’un report d’impôt. Ce report est soumis à certains délais, souvent d’un à deux ans ; dans des cas exceptionnels, l’administration peut accorder un délai plus long.

En règle générale, vous ne pouvez bénéficier d’un report total que si le prix d’achat du nouveau logement, y compris les dépenses engagées à court terme pour en augmenter la valeur, est au moins égal au produit de la vente de l’ancien logement occupé par son propriétaire. Si vous ne réinvestissez pas l’intégralité du produit de la vente, vous pouvez obtenir un report partiel de l’impôt. Vous devez alors payer l’impôt sur les gains immobiliers sur la partie non réinvestie.

Vous devez demander expressément un report d’imposition auprès de l’autorité compétente, et il est soumis à des conditions de forme.

Report d’impôt en cas d’héritage, de donation et de mariage

En cas d’héritage ou de donation, l’impôt sur les gains immobiliers est généralement reporté. Il n’est exigible que lorsque la maison ou l’appartement est vendu ultérieurement à un tiers avec un bénéfice. Un report peut également être possible en cas de transfert de propriété entre conjoints, par exemple dans le cadre de modifications du régime matrimonial, d’une séparation ou d’un divorce.

Pour le calcul ultérieur des coûts d’acquisition, c’est en principe le prix d’achat initial qui sert de base. Les autorités tiennent également compte de la durée pendant laquelle le défunt ou la défunte, ou le donateur ou la donatrice, était déjà propriétaire du bien.

Un report d’impôt ne signifie donc pas que l’impôt est définitivement supprimé. Il est simplement reporté à une date ultérieure.

Éviter les erreurs coûteuses

En enregistrant et en justifiant correctement vos investissements générateurs de plus-value, vous pouvez réduire considérablement le bénéfice imposable. C’est notamment dans le cas de travaux de transformation importants, de rénovations énergétiques ou d’agrandissements qu’une documentation complète peut s’avérer très avantageuse sur le plan financier.

De plus, lors de la vente, vous devez tenir compte du fait que l’impôt varie en fonction du canton et de la durée de détention. En cas de détention de courte durée, les autorités appliquent souvent des majorations, tandis que les longues durées de détention bénéficient souvent d’avantages fiscaux.

D’un point de vue pratique, nous vous recommandons donc de procéder comme suit : avant la vente, vous devez répertorier le prix d’achat, les frais annexes de vente, les investissements générateurs de plus-value, les frais d’agence et les éventuelles taxes. Vous devez ensuite calculer l’impôt prévisionnel sur les gains immobiliers selon les règles cantonales. En cas d’acquisition de remplacement, d’héritage, de donation ou de transfert au sein du couple, vous devez en outre vérifier si un report d’impôt est possible.

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Bien se préparer pour faire des économies d’impôts

La vente d’un bien immobilier peut rapidement se transformer en piège fiscal, mais ce n’est pas une fatalité. En comprenant bien l’impôt sur les gains immobiliers, en documentant correctement les investissements générateurs de plus-value et en tenant compte des particularités cantonales, vous pouvez, dans certaines circonstances, économiser plusieurs dizaines de milliers de francs.

Le calcul correct du bénéfice net, la durée de possession, les barèmes cantonaux ainsi que la question de savoir si un report d’impôt est possible revêtent une importance particulière.

Vous ne devriez donc pas aborder l’impôt sur les gains immobiliers seulement après la vente. En vous informant suffisamment tôt et en préparant tous les documents nécessaires, vous vendez de manière plus planifiée, plus sûre et souvent plus avantageuse sur le plan fiscal.

Questions fréquentes

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