Responsabilité en cas de moisissures : locataire, bailleur ou propriétaire ?
En tant que locataire
vous êtes responsable des dégâts causés par la moisissure si l’on prouve que votre comportement en est la cause. Les cas classiques sont une aération insuffisante, le séchage du linge sur les radiateurs ou dans des pièces non aérées, la cuisson prolongée sans hotte aspirante ou le fait de placer des meubles directement contre un mur extérieur. La charge de la preuve incombe toutefois au bailleur : c’est à lui de prouver que la prolifération de moisissures est clairement imputable à votre comportement.
En tant que bailleur
Si la responsabilité du locataire ne peut être clairement établie, c’est au propriétaire qu’il incombe d’éliminer les moisissures. Cela vaut en particulier pour les problèmes d’humidité d’origine structurelle.
Cas particulier des constructions neuves : si de la moisissure apparaît dans un bâtiment neuf en raison d’une humidité résiduelle trop élevée ou d’un vice de construction, le propriétaire doit informer par écrit l’entreprise responsable du défaut au plus tard cinq ans après la réception des travaux. À l’expiration du délai de garantie, le droit à la réparation s’éteint.
En tant que copropriétaire
Si la moisissure se trouve dans votre appartement, il vous incombe de procéder à l’expertise et à l’assainissement. En revanche, si l’humidité provient des parties communes , par exemple du toit commun ou de la façade , la responsabilité incombe à la copropriété.